La région d'Oum El-Bouaghi et ses grands centres urbains semblent revivre ces années d'alors où le fléau de la drogue et stupéfiants assommait une frange particulière de la société. En effet, il ne se passe pas une seule audience dans les différents tribunaux ou audiences, où l'on ne juge pas d'affaires portant sur la drogue, le kif, stupéfiants et autres barbituriques. D'ailleurs les stupéfiants se placent au second rang des affaires traitées, derrière celles inhérentes aux vols et autres délits comme les agressions et rixes. L'année 2007 a battu le record en matière d'affaires liées à la drogue, plus de 650 affaires en l'espace d'environ 10 mois. Pour les mêmes chefs d'inculpation de détention, de consommation et de commerce de drogues, ce sont dix à quinze affaires au minimum qui passent entre les mains de la police par semaine. L'exemple d'Aïn Beïda et Aïn M'lila sont les plus frappants, leurs brigades respectives des «stups» ne connaissaient pas de répit, tellement les interpellations et autres arrestations sont devenues légion. C'est dire que le fléau des stupéfiants est devenu inquiétant, d'autant plus que l'on appréhende de plus en plus de jeunes dans une conjoncture de sévère crise socio-économique que traverse la région. Bien que les condamnations dépassent les 10 ans de réclusion pour certains affaires liées aux «stups», les dealers ne semblent point impressionnés. L'autre phénomène aussi inquiétant est l'utilisation des ordonnances de malades mentaux, «exploités» par des dealers.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : R Benmecheri
Source : www.lequotidien-oran.com