31 agents de sécurité exerçant au barrage de Oued Athmania ont été mis
sur le carreau par la direction générale de l'Agence nationale des barrages et
transferts à la veille de la fête de l'indépendance. «Après 4 ans de loyaux
services (les agents concernés ayant été recrutés en 2005, ndlr), durant
lesquels nous avons assuré avec toute l'efficacité voulue la protection des
biens et du personnel étranger (des Turcs), on nous met à la porte sans aucune
considération», se sont lamentés des représentants des agents concernés, que
nous avons reçus hier au siège de notre rédaction. Ces derniers, tout en
dénonçant leur suspension qu'ils qualifient «d'abusive», nous apprendront que
leur malheur a débuté avec l'entame d'une action devant le tribunal pour
revendiquer des droits socioprofessionnels, et le verdict rendu en leur faveur
le 22 juin dernier a fait précipiter les choses, aboutissant à la décision de
leur suspension pure et simple. «Pourtant, diront-ils, nous avons vainement
sollicité l'intervention des responsables avant de recourir à l'inspection de
travail, et la justice.» Pour précision, les revendications portent sur le
paiement à hauteur de 150% les heures supplémentaires effectuées par les
agents, qui travaillent 8 heures par jour, et 16 heures pour la garde de nuit,
et autres primes (indemnité du port d'arme à feu, ancienneté, panier,
transport, scolarité, et femme au foyer). A ce propos, le verdict du tribunal à
rejeté la demande concernant le paiement des heures supplémentaires, et a
désigné un expert pour la consultation des registres du personnel et de paie,
ainsi que la convention collective, et accordera aux plaignants la prime de
danger avec effet rétroactif de l'année 2005. Les agents en question estiment
que la décision de leur suspension est injuste.
De leur part, les responsables de l'Agence nationale des barrages et
transferts soulignent que la mesure de suspension est conservatoire, en
attendant la décision finale du tribunal. D'autre part, on précise que «la
procédure de suspension n'est pas du tout abusive, car les agents concernés
sont sous contrat à durée déterminée, et la direction générale a décidé en
toute conformité avec la réglementation en vigueur de ne plus renouveler les
contrats des concernés jusqu'au verdict final de la justice.» Voilà un conflit
socioprofessionnel qui risque de prendre résolument le chemin des tribunaux,
car les agents suspendus «comptent aller loin dans leur revendication»,
soutient-on.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Zerzouri
Source : www.lequotidien-oran.com