C'était un homme très apprécié par le Prophète (QSSSL), pour son courage et sa générosité. Quand les réfugiés musulmans arrivèrent à Médine, ils eurent de grandes difficultés au début à trouver de l'eau potable. Il n'y avait qu'un puits et il appartenait à un juif. Ce dernier interdisait aux réfugiés d'y puiser de l'eau. Aussi le Prophète (QSSSL) demanda : « Lequel d'entre vous achètera ce puits pour le bien des musulmans ' Allah le récompensera d'une fontaine au Paradis ». Othman accepta aussitôt, il fit l'acquisition du puits pour la somme de 20 000 dirhams et le laissa à la libre disposition des musulmans. Quand le nombre des musulmans augmenta, la mosquée du Prophète (QSSSL) devint trop étroite ; le prophète (QSSSL) demanda : « Qui parmi vous financera l'agrandissement de la mosquée ' » Une fois de plus, Othman fut le premier à se manifester. Il acheta une parcelle de terre attenante à la mosquée pour son extension. Othman était l'un des scribes du Prophète (QSSSL) qui consignaient le Coran au fur et à mesure de sa révélation. Il faisait également partie des dix hommes à qui le Prophète (QSSSL) a annoncé qu'ils iraient dans le Royaume des Cieux. Ses relations privilégiées avec le Prophète (QSSSL) valurent à Othman un haut rang parmi les Compagnons. Il fut l'un des conseillers d'Abu Bakr et d'Omar durant leurs califats respectifs. Arrive l'heure de la prière de l'aube. Après l'avoir accomplie, Ibn Awf envoie quérir tous les mouhadjirine et les Ansars présents à Médine, tous les chefs des armées - ils étaient venus accomplir le pèlerinage à la Mecque avec le défunt calife Omar - et tout ce monde se réunit dans la mosquée du Prophète (QSSSL). Ibn Awf déclare alors qu'après avoir consulté les gens, il a constaté « qu'ils ne considèrent personne comme étant du même niveau que Othman ». Il fait alors allégeance à ce dernier, et les responsables présents la lui font eux aussi y compris Ali. Durant son règne, l'Islam est parti vers d'autres conquêtes mais ce fut aussi une période pleine de troubles alimentés par les critiques vis-à-vis des gouverneurs que le nouveau Calife avait nommés dans différentes contrées. Les gens reprochaient aux gouverneurs des erreurs et les amplifiaient. Ces propos se propagèrent dans les diverses contrées où l'on commença à parler à haute voix d'oppression et d'injustice. Ces paroles finirent par parvenir aux plus grands compagnons du Prophète (QSSSL) à Médine. Ils parlèrent à Othman en lui demandant de révoquer certains gouverneurs afin de faire cesser cette dissension. Alors Othman envoya des observateurs dans les différentes contrées qui lui rapporteraient les informations réelles. Entre autres, il envoya Mohammad Ibn Maslamah à Koufa, Ousama Ibn Zayd à Bassora, Abdoullah Ibn Omar au Cham et Ammar Ibn Yasir en Egypte. Ils partirent et revinrent en disant : « Nous n'avons rien vu de blâmable. » Les instigateurs pervers de la dissension cachaient intérieurement ce qu'ils recélaient de fourberies dans le c'ur, ils faisaient croire aux gens qu'ils voulaient faire apparaître la vérité et la justice. Leur leader dans cette affaire était Abdoullâh Ibn Saba connu sous le nom de « Ibn as-Sawda ». C'était un juif d'Irak, qui sous l'apparence d'un fervent de l'Islam voulait en fait semer la dissension et la division au sein de la communauté musulmane. Lorsque les gens de Bassora le démasquèrent, ils l'expulsèrent de cette ville, il se rendit alors à Koufa puis au Cham, d'où il fut de nouveau expulsé. Ibn Sawda se dirigea vers l'Egypte et s'y implanta. C'est là-bas que le nombre de ses adeptes augmenta. Sa nuisance envers Othman redoubla car son but était de faire diverger la parole des musulmans. Les cerveaux de l'intrigue n'ont aucun scrupule pour parvenir à leurs objectifs : ils n'hésitent pas à écrire des faux qu'ils signent du nom d'illustres Compagnons et qu'ils envoient à des gens pour les soulever. Ils prétendront ainsi que Ali leur a écrit une lettre critiquant Othman. Ali s'exclamera : « Par Allah, je ne vous ai jamais envoyé de lettre. » Pareillement, alors que Masrûq reproche à Aïcha d'avoir écrit aux gens pour les soulever contre Othman, elle proteste et dit : « Par Celui en qui les croyants ont foi et que les incroyants renient, je ne leur ai pas écrit une seule lettre ! » Il met en place dans chaque grande ville un registre public destiné à recevoir les doléances des administrés, il invite ceux qui ont des plaintes à venir les faire entendre lors du pèlerinage ; mais il refuse que pour le défendre on entreprenne quelque chose susceptible de faire couler le sang. Muawiya lui proposera d'envoyer une petite armée assurer l'ordre à Médine car celle-ci pourrait être la proie de ceux dont on sent bien qu'ils sont en train de faire naître une lame de fond. Othman refuse. Plus tard d'autres Compagnons lui proposeront de le défendre contre les insurgés. Othman refusera encore de faire le premier des pas qui feront couler le sang.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Horizons
Source : www.horizons-dz.com