Deux morts ce week-end
Les zones de baignade non surveillées par la Protection civile sur les côtes oranaises continuent d’endeuiller les familles. C’est ainsi que deux jeunes ont péri, le week-end dernier, noyés au niveau de ces endroits qualifiés de zones de la mort. Tout au long de la Corniche inférieure, les zones non surveillées mais qui constituent depuis des lustres les lieux de baignade pour des centaines d’inconditionnels, grouillaient de monde en cette fin de semaine. Cela ne sera cependant pas sans conséquence. Jeudi, le corps sans vie d’un jeune a été ainsi repêché par les éléments de la Protection civile. Vendredi, le corps d’un autre noyé le sera à quelques mètres de la plage rocheuse de Monte-Cristo que fréquentent, depuis toujours, les enfants et les jeunes des quartiers populaires de Sidi El Houari, Bab El Hamra, Ras El Aïn et Les Planteurs. Ces gosses empruntent le raccourci par la montagne du Murdjadjo, descendent ensuite le long du grillage de protection de la falaise qui longe la route de la Corniche inférieure, aboutissant finalement à la petite bourgade de Monte-Cristo. « C’est mieux que d’être bringuebalés dans les transports. Et puis Monte-Cristo est notre plage. C’est ici que nous avons appris à nager, ainsi que nos aînés et nos parents «, relève-t-on des déclarations de ces mômes. Quelques kilomètres plus loin, la zone du Vieux Port, mitoyenne à l’ancien fort espagnol et la base navale de Mers El Kébir, a connu également, comme les saisons précédentes, une importante affluence ce week-end. Cette zone, très dangereuse, enregistre plusieurs morts par noyade à chaque saison. Les autres lieux qui s’égrènent en allant vers St Roch, à savoir Playa, la Pointe, Maison des moules, Fer à cheval, sont aussi des zones périlleuses, devenues néanmoins le lieu de rendez-vous d’une pléiade de jeunes. Si la baignade n’est assurément pas sans danger, la descente par la falaise l’est tout autant, sinon plus, car un simple faux pas peut entraîner une chute mortelle ou handicaper à vie le maladroit. D’autre part, la zone se situant entre le centre de vacances militaire El Mordjène et les Andalouses est également fréquentée par les enfants d’El Ançor et ceux des fermes qui parsèment la plaine de Zidane Benaouda et de Kermaoui Taïb. Ailleurs, sur la Corniche Est, Cueva del Agua, Capo Rousso, Aïn Defla, et jusqu’à l’Aiguille, des gamins continuent là aussi de flirter, inconscients comme on peut l’être à leur âge, avec la mort. Certains des jeunes inconditionnels de ces zones rocheuses prisent ces endroits car ils adorent se lancer du haut de la falaise, tête la première, dans l’eau. Des plongeons vertigineux de plusieurs dizaines de mètres de haut, voilà ce qu’ils adorent faire, sans se soucier du danger qui les guette. In fine, interdire ces plages par ordonnances, arrêtés ou par plaques rouillées à leur entrée n’est certainement pas la solution. Mais quoi faire alors?...
B.M.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com