Oran - A la une

Oran Un boulevard des cliniques, pour quoi faire '



Oran Un boulevard des cliniques, pour quoi faire '
A l'échelle nationale, Oran est la ville qui compte, déjà, le plus grand nombre de cliniques privées en activité, une vingtaine, et s'apprête donc à battre son propre record.
C'est au détour de la cérémonie inaugurale de la 16e édition du Salon international du médicament et de l'équipement médical, ce mercredi, au Centre des conventions d'Oran, que le P/APW a confirmé la réalisation de 22 cliniques à Oran. Ces établissements seront regroupés à Bir El-Djir le long d'un boulevard, d'où l'appellation le 'boulevard des cliniques" qui fait déjà jaser les Oranais. D'autant que c'est dans le cadre du Calpiref, présidé par le wali, que ces projets ont été initiés et approuvés ainsi que bien d'autres en suscitant souvent des interrogations quant à leur opportunité.
Car à la base, c'est ce qu'il est convenu d'appeler l'intérêt général qui doit être pris en considération, encore plus s'il s'agit de santé et de bien-être. Pour ce qui est de ce boulevard, selon des informations encore parcellaires, les structures de santé regrouperont certaines spécialités comme la cardiologie, la cancérologie, des laboratoires d'analyses, des centres d'imagerie médicale, la chirurgie générale et donc une 'offre de soins" pour la population locale.
L'expression ici de l'offre de soins de plus en plus utilisée, suivie de l'autre expression 'les consommateurs de soins" sont à la base de ces projections de cliniques privées et du système de santé qui s'imposent ces dernières années dans la capitale de l'Ouest.
A l'échelle nationale, Oran est la ville qui compte, déjà, le plus grand nombre de cliniques privées en activité, une vingtaine, et s'apprête donc à battre son propre record.
Pour autant, ce parc de cliniques privées va-t-il modifier le sentiment toujours aussi largement répandu au sein de la population que la santé est 'malade", avec un constat toujours persistant de la difficulté de l'accès aux soins. Certes, une 'clientèle" se retrouvera dans ces cliniques, mais pour la majorité de la population, en quête de soins de base, de prévention et de prise en charge pour les maladies non transmissibles qui représentent le taux le plus élevé des décès à l'échelle nationale, quelle sera l'incidence sur leur état de santé ' Mais ce futur boulevard des cliniques privées appelle à s'interroger encore une fois sur les évaluations sur lesquelles on a dû se baser au Calpiref et à la direction de la santé qui a dû dire son mot, étant donné qu'il y a une carte sanitaire projetée pour la population d'Oran, déjà que les pouvoirs publics ont programmé pas moins de 37 projets, dont plusieurs hôpitaux et centre spécialisés sans oublier 17 polycliniques. Va-t-on résoudre l'errance des malades de service en service, se voyant renvoyer pour des rendez-vous avec des délais d'un an et plus, pour une panne de scanner, de radiothérapie ou tout simplement parce que le médecin, le chirurgien est parti à 12 h et ne reviendra pas de sitôt, mais qu'on pourra trouver dans une clinique privée...
D. L
Nom
Adresse email
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)