Oran - Revue de Presse

Oran - Statistiques de la police sur les violences contre les femmes



234 victimes durant de 1er semestre 2006 Cela ne relève plus du secret d’Etat si l’on avance que les violences contre les femmes sont en perpétuelle hausse aussi bien au niveau national qu’à celui mondial. A Oran, les statistiques des services de police n’ont certainement pas démenti cette tendance. Bien au contraire. Les services de police de la sûreté de wilaya d’Oran ont enregistré, au premier trimestre 2006, quelque 111 cas de femmes battues. Des femmes âgées généralement de plus de 18 ans. Au second trimestre de la même année, ce sont 123 femmes qui ont subi ce même triste sort comme en atteste le bilan communiqué par les services habilités au niveau de la sûreté de wilaya. La violence dont ont fait l’objet ces femmes est d’ordre physique. Cela varie des coups et blessures volontaires, de mauvais traitement et parfois sinon un peu trop souvent d’abus sexuels, de viols et de harcèlement sexuel. Le bilan atteste que les auteurs de ces violences sont généralement des personnes étrangères à ces femmes, sauf pour le mauvais traitement qui est toujours commis par un membre de la famille tel le père, le mari ou encore le frère. Ces personnes sont, dans d’autres cas enregistrés, auteurs de coups et blessures volontaires. Ces chiffres, aussi alarmants soient-ils, sont loin de refléter la réalité. Sans risque de se voir contredire, elles sont des centaines de femmes à souffrir en silence du mauvais traitement et des coups reçu par les «hommes» de leurs familles, qu’ils soient descendants ou ascendants. Tant que porter plainte contre un membre de sa famille demeure un tabou, les femmes continueront malheureusement à subir la violence et l’humiliation. Ces chiffres sont évidemment loin de refléter la réalité de la situation, déjà fort inquiétante. En effet, les femmes violentées ne parviennent pas toujours à se libérer du sentiment de culpabilité et s’abstiennent ainsi souvent de porter officiellement plainte contre leurs agresseurs. Il faut dire dans ce contexte que, comme le souligne les spécialistes de la santé, «l’absence de structures spécialisées dans la prise en charge psychologique, sociale et juridique des femmes victimes de violences fait que ces dernières se renferment sur elles-mêmes. Pour rappel, les services de sécurité ont fait état, durant l’année 2005, de 8.420 cas de violence à l’égard des femmes à l’échelle nationale, dont 5.260 cas de violences physiques. Et selon toujours les chiffres des services de sécurité, il a été enregistré, en 2005, 543 cas de violences à l’égard des femmes à Oran.   Hafida B.
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