Si depuis la rentrée scolaire il est souvent question, à juste titre, de la situation du secondaire avec cette année un record de surcharge des classes, parfois atteignant 50 élèves qu'il a fallu caser, dans certaines wilayas dans des hangars aménagés à la va vite, il est un autre thème qui va s'imposer dans l'actualité.
Il s'agit des maladies professionnelles dans le corps des enseignants, un sujet presque tabou mais qui empoissonne la vie des enseignants, des élèves par ricochet et qui, avec la surcharge, va accentuer le malaise réel. D'ailleurs, le syndicat du secondaire, le CLA, vient d'achever une enquête dont les résultats seront bientôt rendus publics et débattus, ne serait-ce que pour faire avancer l'une des anciennes revendications des syndicats de l'éducation nationale, à savoir une révision de la liste des maladies professionnelles reconnues par la Cnas . Ainsi, les premiers enseignements de cette enquête lèvent le voile sur «l'état de santé de nos enseignants», ce qui ne va pas faire naître des vocations, induit par l'exercice de leur métier ou par les conditions de travail. En tête des pathologies qui frappent les enseignants dans 90% des cas l'anxiété et la nervosité, faisant d'eux des hypertendus ou encore à l'origine de dépressions très peu dépistées dans notre pays et pourtant, combien graves si elles ne sont pas traitées. Viennent ensuite de manière chronique les douleurs du dos, du cou, des jambes qui peuvent être handicapantes dans 50% des cas. Le syndrome du colon, la tension artérielle, les migraines et surtout les allergies respiratoires provoquées par l'utilisation de la craie, complètent ce tableau «clinique» du corps des enseignants. Autant de pathologies et de symptômes qui handicapent sûrement nombre d'enseignants confrontés, qui plus est, à des classes de plus en plus chargées, des programmes gigantesques et avec de surcroît la baisse du nombre de jours d'enseignement. C'est peut-être aussi sur ces aspects que devront se pencher les pouvoirs publics s'ils veulent redresser l'école en général.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F M
Source : www.lesoirdalgerie.com