Des élèves en colère et des surveillants en abandon de poste
Le dernier jour de l’examen du BEM ne s’est pas déroulé sans remous au CEM Nedjma II. En effet, des émeutes y ont été évitées de justesse.
Les élèves se sont soulevés lors de l’épreuve de langue française, une matière qu’ils n’ont pas étudiée durant l’année scolaire, avons-nous appris. Il s’agit des élèves du CEM Nedjma II. Par contre, nous a-t-on dit, ceux des deux autres CEM de la localité de Chteibo qui ont subi les épreuves du BEM au CEM sus cité ont eu la chance d’avoir étudié cette matière. Le fait que les élèves des deux autres CEM de cette localité soient affectés au CEM Chteibo II pour l’examen du BEM a été une autre source de colère et pour les élèves et pour leurs parents. Interrogé à propos de l’incident d’hier, le représentant de l’association des parents d’élèves dira «les élèves ont refusé de passer l’examen pour une matière qui ne leur a pas été dispensée. Sensibilisés par nos soins et par la direction de l’établissement, les élèves ont accepté de passer cette épreuve et répondre, du mieux qu’ils peuvent, tout en mentionnant sur le bulletin de réponse qu’ils n’ont pas eu de professeur de français durant l’année scolaire». Notre interlocuteur dira que «l’incident a débuté par une altercation entre un élève pris en flagrant délit de copiage et un surveillant». L’on apprendra que les élèves ont crié qu’ils ont le droit de copier puisqu’ils n’ont pas suivi les cours de français. C’était la révolte. La situation a dégénéré lorsque les surveillantes, prises de panique, ont commencé à crier, l’une d’elles s’est même évanouie. Les gendarmes présents en force, car la révolte était croit-on savoir, prévisible, étaient en alerte attendant le feu vert de la directrice de l’établissement pour intervenir. Cette dernière, aidée par le représentant de l’association des parents d’élèves, a pu maîtriser la situation et ramener le calme. Apportant des éclaircissements sur l’incident, la directrice imputera la responsabilité aux surveillants qui ont quitté leurs postes. Elle dira qu’ils sont au nombre de cinq et qu’ils ont été remplacés par des agents de l’administration de l’école et elle-même. La directrice dira aussi que c’est une dispute entre deux élèves qui a provoqué l’incident et niera que le fait que les élèves n’aient pas étudié le français soit la cause des incidents. Cependant, elle a affirmé que quelques enseignants vacataires sont venus pour enseigner cette matière aux élèves de l’établissement qu’elle dirige mais que ces derniers sont repartis sans retour à cause de l’éloignement et l’insécurité. En fait, le CEM Nedjma II se trouve dans une zone isolée. Il est mitoyen de la zone industrielle. Cet éloignement et l’insécurité ont été, d’ailleurs, à l’origine de la colère des parents des élèves du CEM Nedjma I et Nedjma III devant passer l’examen du BEM au CEM Nedjma II. Ces problèmes ont été soulevés par l’association des parents d’élèves lors de réunions avec la tutelle, la direction de l’éducation ainsi qu’avec les services de la daïra territorialement compétente, dira le représentant de cette association qui ajoutera, «malheureusement, aucune prise en charge de nos revendications n’a été décidée par des décideurs».
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com