Oran - A la une

Oran noire de monde et rouge de fumigènes !



Oran s'est mise sur son «31», avant-hier, pour fêter jusqu'au petit matin le triomphe des Fennecs à la finale de la Coupe d'Afrique des nations.En effet, c'était le tout-Oran qui était dehors, vendredi soir, pour crier sa joie et sa bonne humeur, le tout dans une liesse populaire indescriptible, qui a perduré jusqu'à l'aurore. A 23h, la place du 1er Novembre était noire de monde et rouge de fumigènes, avec des feux d'artifice, dans le ciel étoilé, qui ne cessaient de pétarader, à la grande joie des fêtards.
Même ambiance de joie et de gaieté au niveau du boulevard du front de mer, la place des Victoires, la rue du marché Michelet ou la rue Larbi Ben M'hidi. Dans une formidable mixité sociale, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, tous étaient dehors et chantaient leur joie d'avoir obtenus, enfin, la 2e étoile de la Coupe d'Afrique des nations.
La joie était à ce point à son paroxysme que beaucoup de jeunes, se lâchant pour de bon, n'hésitaient pas à défiler torse nu. «Blad ta3na w ndirou rayna» (Ce pays est à nous, et on va faire la folie), «Mazal mazal» (Ce n'est que le début, le meilleur est à venir), criaient-ils.
Dans le contexte algérien actuel, marqué par le hirak et la réappropriation des espaces publics, beaucoup ont préféré voir le match, non pas chez eux, mais dehors, à même la rue. De fait, beaucoup de fan-zones ont été aménagées, parfois de manière artisanale, parfois dans les règles de l'art, pour permettre aux milliers de personnes de suivre collectivement le déroulement de la finale.
Par ailleurs, il n'était pas de tout repos de voir le match dans les cafés et les bars, car les gérants de certains de ces établissements, craignant une affluence monstre, triaient leurs clients sur le volet, ne choisissant généralement que les plus fidèles, avant de baisser rideau. Des gens, pourtant ne se connaissant même pas, se câlinaient, s'embrassaient, dans un esprit de communion sincère.
A 2h, les batteries toujours pleines, des jeunes continuaient à chanter leur victoire et à crier à tue-tête des slogans politico-footballistiques, notamment un improvisé sur le champ : «Eddawla a3wja w dina ezzawja» qu'on peut approximativement traduire par : «Malgré ce pouvoir, on a quand même eu une deuxième étoile !»
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