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Oran, métropole sud méditerranéenne : l'ambition d'une ville pas comme les autres Actualité : les autres articles



Oran, métropole sud méditerranéenne : l'ambition d'une ville pas comme les autres                                    Actualité : les autres articles
Oran voit grand surtout avec l'aide d'une embellie financière constante depuis une dizaine d'années.
Oran grande métropole méditerranéenne». Le projet est ambitieux et aura une incidence certaine sur le vécu des habitants, mais à force de répéter ce slogan on a tendance à croire que l'idée est nouvelle. En réalité, Oran (comme Constantine d'ailleurs), capitale régionale, a déjà revendiqué un statut particulier comme ce fut le cas pour Alger avec l'expérience du «gouvernorat du Grand Alger». Cette façon de faire n'a pas été propagée, mais beaucoup de grandes réalisations à Oran ont été initiées à la même époque. On citera à titre indicatif le grand hôpital, l'EHU 1er Novembre et son statut unique d'établissement hospitalo-universiaire. Le PDAU, qui a tenu compte de sa réalité urbaine avec une projection dite déjà groupement urbain d'Oran, englobant des communes limitrophes de Bir El Djir, Es-Senia et Sidi Chahmi est aujourd'hui presque dépassé, mais ses recommandations ont été relativement respectées. La révision du plan vient d'être confiée à l'URBOR pour une durée de trois ans.
Le nouveau plan accompagnera le programme de modernisation de ce qu'on a fini par dénommer d'ailleurs «le grand Oran». Conformément à la loi, ce plan devra être adopté à un niveau central. «C'est pratiquement un nouveau plan que nous allons élaborer, car il va être beaucoup plus détaillé et en plus nous allons, et c'est une nouveauté, intégrer le Système d'information géographique (SIG)», indique Mohamed Medani, PDG de l'Urbor, qui met en avant la modernisation de la propre entité qu'il dirige avec un programme de formation de pointe dont devront bénéficier les cadres et les employés dont notamment une formation spécifique au SIG. L'embellie financière, constante depuis une dizaine d'années, semble avoir permis de revoir à la hausse les ambitions concernant le développement et la mobilisation de 14 milliards d'euros à l'horizon 2025, qui paraissait inimaginable il y a une quinzaine d'années, est aujourd'hui un fait acquis.
Interrogé sur la mobilisation d'une aussi grande somme, le wali d'Oran, Abdelmalek Boudiaf, a indiqué que «l'estimation a été faite par des experts internationaux de haut niveau auxquels on a exposé le contenu du programme». Oran voit désormais grand avec diverses projections pour la réalisation de ports, marinas, métro, de complexes sportifs, universités, nouvelle ville, nouveaux hôtels, etc. Les établissements hôteliers de haut niveau sont nécessaires pour attirer les hommes d'affaires et potentiellement les investisseurs, sans lesquels cette projection future a peu de chance d'aboutir. L'effort consenti dans le domaine du logement est remarquable. La situation du secteur de l'habitat arrêtée au 31 mars 2012 pour une durée d'une dizaine d'années fait état d'un total de 99 601 logements dont 41 408 ont été réalisés et 24 321 restent à lancer. La modernisation de la ville passe inévitablement par la résorption de l'habitat précaire et c'est en ce sens que le logement social (aujourd'hui intitulé LPL) est bien représenté dans ce bilan avec près de 48 500 unités.
Il y a à peine un mois, une vingtaine de promoteurs (sélectionnés sur 198 demandeurs) ont bénéficié d'actes de concessions de terrains pour la concrétisation de plusieurs nouveaux projets de logements promotionnels (11750 unités).
L'actuel wali a également pris l'initiative de récupérer des terrains (une centaine) cédés dans le cadre de l'ex-CALPI afin de les réaffecter, mais après avoir lancé des ultimatums aux bénéficiaires qui ne se sont pas manifestés depuis. Plusieurs poches de terrains sont également récupérées au sein des vieux quartiers pour des opérations de réhabilitation : (Sidi El Houari (85 ha), El Hamri (100 ha) et Medioni (50 ha). De manière générale, la nouvelle dynamique prônée accorde beaucoup d'importance aux capitaux privés et aux partenariats autant privé-public que privé national-international. Le chef de l'exécutif précise néanmoins que certains projets tels que les études et les aménagements doivent rester du ressort de l'Etat.
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