Oran - Revue de Presse

Oran - Meriem, 17 ans, est entre la vie et la mort



Une adolescente brûlée vive par son frère Hospitalisée dans le service des grands brûlés, Pavillon 2 du CHU d’Oran, Meriem, une jeune adolescente de 17 ans, se bat contre la mort… Les parents accusent son frère de l’avoir aspergée d’essence puis brûlée. Meriem a été défigurée à vie et elle pourrait perdre la vue si elle s’en sort. Rencontrée au chevet de sa fille, la maman de Meriem, entourée des voisins, a déclaré que sa fille a été brûlée vive, avant-hier soir, vers 21h30, par son frère D.S., âgé de 28 ans, dans le domicile familial situé rue de la Vieille Mosquée, à Oran. D’après une source du service médical, «les brûlures sont encore fraîches pour pouvoir avancer un diagnostic final. Il se pourrait que ses blessures soient du 2e ou même du 3e degré car (a priori) l’essence cause des brûlures très profondes et irréparables». «Meriem pourrait également perdre la vue», ajoute notre interlocuteur. Les résultats des examens ophtalmologiques seront connus aujourd’hui. Le mis en cause présumé, en fuite, est activement recherché par la police. D’après une amie de Meriem, c’est une autre amie qui aurait chargé à blanc le jeune frère. Ce dernier, hors de lui, est monté à l’appartement familial où le drame s’ensuivra. Cette thèse a été également confirmée par la famille de la jeune victime. Cette jeune fille s’ajoute à la longue liste des femmes souffre-douleur d’un ordre archaïque toujours efficient chez nous. L’année dernière, la défunte Wafia, habitant la bourgade balnéaire de la Madrague (commune de Aïn El-Türck), âgée de 20 ans, a été brûlée vive par son beau-père. Elle est morte dans de terribles souffrances. La ravissante comédienne de l’Association «El Mawdja» (la vague), qui a eu le 1er prix du festival du théâtre amateur de Mostaganem et qui était promue à un bel avenir, a été aussi brûlée par son frère. Enumérer la liste des jeunes filles, à la fleur de l’âge, qui ont été brûlées par un père, un frère ou un parent serait fastidieux. Apostrophée sur cette histoire, Mme Zoulikha Mekki, élue APW et présidente de l’Association l’APPEPT, a déclaré que «cet acte barbare ne doit pas être passé sous silence», et interpelle les associations de promotion des droits de la femme d’Oran à intervenir afin d’épauler Meriem dans son drame et sa convalescence. M. Benachour
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)