Oran - Revue de Presse

Oran - Le droit de stationnement augmente de 50% au parc Ahmed Zabana



200 taxis protestent Rien ne va plus entre les taxis desservant les wilayas du centre du pays et l’exploitant du parc de stationnement du stade Ahmed Zabana d’Oran, ou plus exactement avec son père. En tout état de cause, hier, aux environs de 9 heures, plusieurs dizaines de taxis se sont regroupés près de cette aire de stationnement pour manifester leur refus de se soumettre à ce qu’ils ont qualifié de dictat du père de l’adjudicataire des lieux. Selon des taxis que nous avons approchés, les relations avec le père de l’exploitant, déjà exécrables, se sont davantage détériorées depuis qu’il a décidé de façon unilatérale de faire grimper de 50% la taxe mensuelle exigée de chaque taxi en la faisant passer de 300 dinars/mois à 450. Parmi les reproches faits par les taxis au père de l’adjudicataire, son comportement «despotique» avec eux. A l’origine de cette vive tension, et en plus de l’augmentation du droit de stationnement, nos interlocuteurs parlent de l’exigence qui leur est faite de devoir lui verser une partie de l’argent qu’ils collectent pour le transport du courrier et de différents colis. Selon des interlocuteurs, il y a entre 20 et 30 courriers qui arrivent chaque jour de différentes wilayas moyennant rétribution dont l’exploitant exige une partie. «Nous ne pouvons plus supporter le comportement de cet individu qui n’hésite pas à nous injurier, menacer et même agresser comme cela s’est d’ailleurs passé avec l’un de nos camarades qui a porté l’affaire devant le tribunal. Pour nous, cet individu est un intrus. C’est avec son fils, l’adjudicataire légal des lieux, que nous devrions traiter mais pas avec lui». Pour ces raisons et afin d’éviter de possibles dérapages qui pourraient nuire à la corporation, les 220 taxis assurant la desserte avec les wilayas du centre ont décidé de quitter ce parc. Ils demandent aux pouvoirs publics de leur en désigner un autre où la réglementation et les droits de chacun seront respectés. Parlant des 450 dinars exigés d’eux, les taxis sont catégoriques; il n’est pas question pour nous d’accepter cette décision inique. Dans un courrier daté du 13 mai 2007 qu’elle a adressé au directeur des transports de la wilaya ainsi qu’aux différentes autorités, la section syndicale des taxis d’obédience UGCAA les informe «du mauvais comportement du gérant du parc envers les taxieurs de la station, insultes, agressions etc...». En conclusion de ce courrier, la section syndicale écrit «Nous vous prions, Monsieur le directeur de bien vouloir prendre des mesures en urgence afin d’éviter tout dérapage...». A signaler que ce courrier est accompagné d’une pétition portant les signatures de 126 taxieurs. Selon les contestataires, il n’y a pas qu’avec le père du gérant du parc que le courant ne passe plus. A la direction du transport de la wilaya d’Oran, le premier responsable, se plaint le secrétaire général de la section taxis UGCAA, refuse de traiter avec nous et nous reproche de médiatiser notre différend. En effet, régulièrement élue par la base lors d’une assemblée générale, notre section syndicale dont la légitimité ne peut être contestée, représente près de 2500 taxis. Nous ne comprenons pas pourquoi le directeur des transports traite avec les autres partenaires et pas avec nous. Ce comportement discriminatoire n’honore pas l’administration qui fait dans la politique de deux poids, deux mesures. En tant que syndicalistes, nous demandons la cessation de ce traitement que rien ne justifie et faisons part de notre entière disponibilité à travailler dans la transparence la plus complète avec la direction du transport dont nous ne sommes pas des adversaires ou concurrents mais des partenaires», déclare M. Kandsi D, secrétaire général de la section taxis UGCAA. Egalement approché, le père du gérant du parc Ahmed Zabana a confirmé la mauvaise qualité des relations avec les taxieurs qui refusent de lui céder une part de l’argent qu’ils perçoivent sur le courrier. A ce sujet, il nous a montré la convention renouvelée le 27 mars 2007, notamment son article 7 qui autorise l’exercice d’autres activités, à l’exemple de la réception du courrier et des colis. Prié de dire s’il dispose d’une procuration notariée pour représenter son fils et agir en son nom, notre interlocuteur a répondu par la négative avant de réitérer son exigence «J’exige que les taxis me remettent une part de l’argent qu’ils perçoivent sur le courrier et qu’ils me paient 450 dinars le mois». Apparemment informés, les services de police ainsi que ceux des transports se sont déplacés sur les lieux où ils ont calmé les esprits et promis d’étudier ces problèmes. Les deux parties campant sur leurs positions, la situation risque de connaître d’autres rebondissements.
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