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Oran : Le bitumage d'une rue entravé par un problème d'évacuation des eaux



Bitumer les rues, c'est très bien, mais régler les problèmes en amont avant d'entamer les travaux, c'est encore mieux.C'est le constat fait, à leurs dépens, par les riverains de la rue Kerras Aoued en plein centre-ville d'Oran.
Entamés dans la soirée du mercredi à jeudi, les travaux de bitumage n'ont pas été menés jusqu'au bout car il fallait, avant de continuer, creuser pour intervenir à plusieurs endroits sur le réseau secondaire d'assainissement qui pourrit la vie des résidents depuis plusieurs années (toilettes bouchées au rez-de-chaussée, risque aggravé d'inondations des caves, etc.)
Pire encore, dans la partie bitumée, il fallait aussi creuser jeudi matin pour réparer une fuite apparue soudainement au milieu de la rue, presque en même temps que les travaux.
Il y a de cela une vingtaine d'années, un affaissement assez grave sur la rue des s?urs Benslimane a nécessité l'usage d'un engin lourd pour sonder la chaussée avant de commencer les réparations. Cet incident a préoccupé les autorités de l'époque qui avaient commandé une étude globale confiée à une entreprise algérienne.
Son directeur a même été invité à présenter publiquement les conclusions de cette investigation qui a permis de mieux comprendre le système d'évacuation des eaux, notamment les ovoïdes, dont l'un passe justement par la rue du 20 août (ex-rue de la vieille mosquée), c'est-à-dire en contrebas de la rue Kerras Aoued.
L'avantage pour cette partie du centre-ville, caractérisée par sa pente, réside dans le fait qu'il suffit juste de laisser faire la gravité pour évacuer les eaux. Mais encore faut-il lui baliser le chemin pour éviter les «écoulements vagabonds» responsables des dégâts occasionnés.
Des interventions occasionnelles et surtout ponctuelles, il y en a certes eu sur insistance des riverains, mais ce qui manquait, c'est sans doute une intervention un peu plus étendue pour déterminer où se situent les obstructions. Aussi, lors de certaines sessions de l'APW, on a beaucoup insisté sur le fait qu'aucun projet de bitumage ne devait être entrepris avant que les autres services intervenant sur la voierie n'aient donné leur avis.
C'était justement pour éviter de creuser tout de suite après les réfections, un fait devenu habituel et très souvent dénoncé par les habitants qui pointent du doigt le manque de coordination.
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