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Oran La DGSN à l'écoute des jeunes



Voilà la réalité de ces deux jours de campagne autour de la sensibilisation et de la protection des jeunes. Des cas qui nécessitent une prise en charge psychologique immédiate, tant la détresse de certaines jeunes filles est grande.
'C'est un constat de terrain : il y a un manque d'écoute, de communication entre les jeunes et leurs parents. Il faut apprendre à écouter les jeunes qui sont demandeurs de cette écoute." Ces propos sont ceux du chargé de la communication, Hamidi Samir, du service central de la santé et de l'action sociale de la DGSN, à Alger, un service composé de médecins, psychologues tous appartenant au corps de la DGSN.
Un service méconnu qui existe pourtant depuis 1995 et qui, tout en organisant des campagnes de prévention et de sensibilisation sur le territoire national, cherche également à faire évoluer son rapport avec la population, comme le précisera notre interlocuteur : 'La police n'a pas une très belle image, surtout ces dernières années. C'est un fait. On nous voit souvent sous une seule image. Effectivement, on est là pour assurer la sécurité, mais il y a d'autres actions à mener aussi." Du coup, il était intéressant de voir comment se sont passés les deux jours d'actions de sensibilisation menées par ce service à Oran, avec une virée dans certains établissements scolaires, CEM et lycées, et surtout quel a été le contact établi avec les jeunes. En effet, la DGSN avait en même temps posé ses deux tentes et stationné ses deux 'psycho-bus" sur l'esplanade face au lycée Lotfi d'Oran. Sur place, des dépliants, une mini-exposition sur les différentes drogues en circulation en Algérie, des informations sur les risques pour la santé et surtout des médecins et des psychologues présents et dialoguant avec des jeunes, des parents, des enseignants. Les hommes et les femmes de la DGSN, en l'espace de deux jours, ont été sollicités par plus de 70 personnes majoritairement des jeunes dont l'âge varie de 16 à 35 ans, garçons et filles. Et l'échantillon 'de cette écoute et conseil" est un indicateur qui fait peur et interpelle tout un chacun, des jeunes en proie aux pulsions suicidaires, en détresse, en dépression, des témoignages sur les violences, la maltraitance, les agressions sexuelles, l'alcoolisme, la dépendance à la drogue... Voilà la réalité de ces deux jours de campagne autour de la sensibilisation et de la protection des jeunes. Des cas nécessitant même une prise en charge psychologique immédiate, tant la détresse de certaines jeunes filles est grande. Certaines ont avoué, lors d'entretiens menés dans les psycho-bus, avoir pensé à des scénarios de suicide. Le drame face à tous ces malaises profonds qui brisent les jeunes, c'est encore ce constat de terrain de notre interlocuteur : l'absence coupable sur le terrain des éducateurs, des organismes, institutions et autres mouvements associatifs, concernés mais 'enfermés dans leurs bureaux. Ils doivent sortir et aller à la rencontre des jeunes, de leurs parents dans les quartiers, dans leur milieu quotidien. Un jeune homme en proie à la drogue nous a lancé : 'Où étiez-vous quand j'avais 13 ans ''. Tous ces jeunes ne savent pas où aller pour obtenir un soutien, une aide, un conseil. Ils se retrouvent seuls face à leurs difficultés et souffrances".
D. L
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