
"Nous contrôlons les commerces légaux détenteurs de registre du commerce. Ceux de l'informel ne sont pas concernés par nos services", a dit un contrôleur.Apparemment rien ne marche selon la logique et les normes commerciales dans les localités oranaises. Durant ce mois sacré du Ramadhan, les services d'hygiène des communes et ceux de la DCP de la wilaya d'Oran tentent de rassurer les consommateurs en communiquant régulièrement sur leurs activités, le nombre de leurs interventions et les PV dressés, la quantité de marchandise saisie ainsi que les commerces proposés à la fermeture avec poursuites judiciaires. Mais il y a comme qui dirait fausse note. Suite aux contrôles répétés de son commerce, un boucher a exprimé son étonnement malgré les efforts consentis alors qu'un poissonnier travaillant dans l'informel, installé à quelques mètres de son local, n'est nullement inquiété. D'où notre question à un inspecteur des services d'hygiène sur les contrôles des commerces de l'informel où le poisson, les fruits et légumes sont étalés sur les trottoirs sous un soleil de plomb et exposés aux fumées toxiques des véhicules. La réponse est glaciale : "Nous contrôlons les commerces légaux détenteurs de registre de commerce. Ceux de l'informel ne sont pas concernés par nos services", lancera notre interlocuteur. Alors qui est responsable de cette anarchie ' Qui protège les consommateurs ' Du coup, les interventions de la DCP sont presque inutiles puisqu'un grand nombre de commerces au niveau des marchés des quartiers et à chaque coin de rue de la ville d'Oran et ses 25 communes, empoisonnent le citoyen au vu et au su de tout le monde. L'éradication des commerces de l'informel est du ressort des communes alors que certains P/APC, eux-mêmes, s'approvisionnent dans ces points noirs pendant que des marchés couverts flambant neufs, inaugurés en grande pompe, sont désertés et boudés par les fraudeurs qui commercialisent des produits alimentaires souvent non contrôlés. "La lutte contre l'informel, la protection du consommateur et le renflouement des caisses de l'Etat sont une opération quotidienne et à longueur d'année, et non des campagnes occasionnelles pour le tape-à-l'?il", s'insurge un père de famille.Noureddine Benabbou
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : BENABBOU Noureddine
Source : www.liberte-algerie.com