«Je ne comprends pas pourquoi à chaque fois qu'il m'est arrivé de dire à quelqu'un de mon entourage que j'allais voter, on me regardait avec des yeux ébahis. Eh bien, cela ne m'a pas empêché de leur dire encore et encore : moi je veux voter et je donnerai ma voix à Bouteflika».
On ne pouvait pas exprimer ses intentions de vote plus clairement que Amine, trentenaire habitant le quartier populaire de St-Pierre, à Oran, rencontré en cette journée ensoleillée de jeudi juste à l'entrée du centre de vote « Ibn Rachik » au centre-ville. Jeune père de famille, commerçant de son état, Amine affirme toutefois qu'il n'adhère à aucun parti politique ou organisation partisane. « Moi je juge sur du concret. Tu peux me dire qui a refait la chaussée de cette rue (NDLR : la rue Cheriet Ali Cherif) alors qu'elle était quasiment oubliée depuis plus de 20 ans ? Tu peux me dire grâce à qui notre ville est en train de changer tous les jours en mieux : logements, routes, ponts et projets de toutes sortes ? Moi, franchement, je constate la différence tous les jours », a-t-il argumenté. Pour Saïd, jeune chômeur de 26 ans, on est aux antipodes de tout cet enthousiasme. Pour ce natif du quartier de St-Pierre, le vote se limite à une procédure administrative grâce à laquelle on a un cachet sur sa carte d'électeur. Ni plus ni moins. Néanmoins, pour notre interlocuteur, Bouteflika semblait, là aussi, le plus apte à présider aux destinées du pays. A Oran Est, la journée de jeudi a été particulière dans les centres de vote. Dès les premières heures de l'ouverture des bureaux, les citoyens se sont dirigés vers les bureaux de vote. Vieillards, femmes et moins jeunes ont constitué la quasi-totalité des électeurs dans les bureaux de vote de Haï Es-Sabah, Haï Yasmine et le quartier de l'USTO. La tranche d'âge des 25 à 45 ans a brillé par son absence. Dans ce centre de Haï Es-Sabah, les femmes ont participé massivement au scrutin, certaines sont même venues accompagnées de leurs enfants majeurs. Cette femme, la soixantaine entamée, était parmi les premiers électeurs à se rendre au bureau de vote.
Elle affirme avoir voté pour le candidat indépendant Abdelaziz Bouteflika. «J'habite dans un logement AADL que j'ai obtenu grâce au programme du président de la République. J'ai voté en 2004 pour lui et je voterai encore pour lui en 2014, s'il le fallait», lâche notre interlocutrice.
Dans la majorité des bureaux de vote, tout s'est passé normalement mais quelques lacunes ont entaché le déroulement de l'opération dans certains bureaux centres. De nombreuses cartes de vote remises à des habitants des nouveaux quartiers d'Oran Est portaient des erreurs d'affectation à l'exemple de ces citoyens qui avaient fait le tour des bureaux de vote de Haï Es-Sabah à la recherche du CEM «Haï Yasmine». D'autres, qui n'avaient pas trouvé carrément leurs noms sur les listes de vote, n'ont pas réussi à accomplir leur droit. A part ces insuffisances, aucun incident n'avait émaillé le déroulement des élections qui ont eu lieu dans un calme exemplaire à Oran Est.
Sur la corniche arzewienne, une affluence remarquable a caractérisé le centre de vote, l'école Akid Othmane. Les habitants de Raya, de Akid Othmane connu sous le nom de Cap Carbon, de Boutafaha et de la Fontaine des Gazelles étaient tous au rendez-vous. Un bureau spécial a été désigné pour l'attribution des cartes d'électeur à ceux qui n'avaient pu se les procurer avant le scrutin.
A Arzew, les responsables locaux affirment avoir instruit l'ensemble des services à prendre toutes les dispositions pour permettre au citoyen de voter sans difficulté. L'exécutif communal a mobilisé des équipes munies de mégaphones pour sillonner les quartiers de la ville. Si au centre de Akif Othmane, l'afflux des votants était considérable avec un taux de 34% à 11 heures, ce n'était pas le cas pour d'autres quartiers à l'exemple d'El-Guetna. Les citoyens ont préféré voter à leur aise, généralement après un passage au marché.
Toutefois, même si toutes les dispositions ont été prises, certaines insuffisances liées au retard dans l'acheminement des repas vers les centres de vote ont été signalées. Certains agents d'administrations publiques assurant la permanence à Gdyel ont été carrément oubliés.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : H B , S M & K A
Source : www.lequotidien-oran.com