Oran - Revue de Presse

Oran - Alors que les employés d’Alver s’opposent toujours à sa privatisation



Le groupe St-Gobain pourrait revenir sur sa décision «Oui à la privatisation, non au bradage», tel est le texte de la banderole accrochée, hier, à l’entrée de l’usine Alver d’Oran, pour accueillir le chargé de mission du groupe industriel Saint-Gobain, M. Lacout, en visite à l’entreprise pour expliquer les desseins du groupe envers cette firme. Une réunion a été organisée, hier après-midi, entre le directeur général, les représentants du nouveau conseil syndical et le représentant du groupe français. A la sortie de ce huis clos, vers 14h30, les syndicalistes ont déclaré que «St-Gobain n’apporte rien aux travailleurs», et que leurs espérances «restent absolument incomprises du probable nouvel acquéreur d’Alver». En fait, les travailleurs d’Alver réclament, semble-t-il, 200 millions de centimes de bénéfice comme «profits légitimes échus de la vraie valeur du patrimoine de l’entreprise», alors que la SGP GEPHAC réserve la quotité de 10% du montant de cession qui sera versée, «à titre gracieux», aux 530 travailleurs. De son côté, le chargé de mission de St-Gobain semblait interloqué à la sortie de la réunion au terme de laquelle le Pdg d’Alver a annoncé que «les responsables de ce groupe pourrait revenir sur leur décision puisque le texte de l’accord final n’est pas encore arrêté, ajoutant que, «si les travailleurs continuent dans leur obstination, ils annihileront plus de trois ans d’efforts des négociateurs algériens qui ont porté sur la sauvegarde des intérêts et des acquis des travailleurs». D’après les déclarations du staff administratif, si les préparatifs du débrayage dont parle le conseil syndical aboutissent, le groupe St-Gobain pourrait en effet revenir sur sa décision. Questionnés à ce sujet, les délégués syndicaux diront que «le préavis de grève est fin prêt». Cependant, d’après les déclarations du Pdg d’Alver, St Gobain reste l’ultime chance des travailleurs de l’entreprise, «pour en finir avec le spectre de la banqueroute qui menace». Il faut savoir en effet que l’entreprise est fortement endettée auprès des banques, ses dettes se montant à plus de 400 milliards de centimes. Le montant de la cession ainsi que les terrains excédentaires (l’assiette foncière du parking notamment), les créances auprès des clients qui s’élèvent à environ 5, voire 6 milliards de cts et le stock estimé à environ 5 milliards de cts ne constituent qu’à peine 15% de ces dettes. Dans le cadre de sa privatisation, le CPE autorise la cession totale de l’EPE Alver, filiale du groupe Enava, relevant de la SGP GEPHAC, au profit de St-Gobain Vetri, pour un montant de 5.040.000 euros. Benachour Med
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