Face au feuilleton ministère de l'Education-syndicats de l'éducation, qui dure depuis des mois malgré les compromis des uns et des autres sans que le bout du tunnel ne soit visible, parents et lycéens commencent à perdre patience, surtout après le dernier dépôt de préavis de grève par les différents syndicats autonomes.
En effet, à partir du 10 avril, un débrayage est programmé, hypothéquant ainsi la stabilité des établissements scolaires, surtout après le rattrapage des cours pendant les vacances de printemps où les enseignants ont sacrifié une semaine complète au profit de leurs élèves. 'Mon fils va passer son bac cette année. Mais, j'ai l'impression que certaines parties poussent au pourrissement. D'un côté, le ministère de l'Education nationale qui fait durer le suspense du statut particulier des enseignants, et d'un autre, des syndicats décidés à arracher des acquis pour une satisfaction de leurs revendications qu'ils jugent justes et légales. Au milieu, nous avons des candidats au bac pris en otages', peste un parent d'élève. De leur côté, les enseignants ne font plus confiance à leur tutelle qui semble gagner du temps au détriment des scolarisés. 'Fini le marchandage. La tutelle veut nous berner par ces reports successifs des parties de négociations. Je pense qu'elle veut juste gagner du temps et elle ne soucie guère de l'intérêt des élèves. Nous avons sacrifié nos vacances et nous avons pu rattraper les cours perdus pour montrer notre sens de responsabilité. Apparemment, la tutelle a pris notre acte pour une faiblesse', s'indigne un syndicaliste.
À un mois des élections législatives, la tutelle doit prendre au sérieux la menace des enseignants car le boycott du scrutin du 10 mai prochain risque de faire tache d'huile, surtout quand on sait que plus de 600 000 fonctionnaires et leurs familles participent activement à chaque rendez-vous électoral. 'Il ne faut pas aussi oublier les compostions du 3e trimestre, qui pourront faire les frais de ce débrayage.
Du coup, la finalisation du statut particulier négocié par les différentes parties doit voir le jour le plus tôt possible pour revenir à la normale', souhaite un universitaire. 'Alors que le secteur de l'éducation vit une crise multiforme, certains veulent jeter de l'huile sur le feu. Le statut particulier est un droit', fait savoir un professeur de mathématiques, avant d'ajouter : 'Il y a des lycées sans proviseur, sans surveillant général, sans économe, sans professeurs, sans adjoints d'éducation en nombre suffisant'Et voilà qu'on passe d'une négociation à une autre, sans fin.' 'Le temps joue en défaveur de la tutelle, vu les enjeux futurs de l'école algérienne : le statut particulier de l'enseignant et la pose de la première pierre vers la stabilité d'un secteur complètement perturbé par les débrayages et les insuffisances. Nous voulons plus de sérénité', lance un lycéen candidat au bac.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Noureddine BENABBOU
Source : www.liberte-algerie.com