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Les activités du festival se tiendront au cinéma El Feth et au centre culturel mitoyen, Ibn Mahrez El Wahrani. «Ce sont deux espaces assez petits et pas du tout suffisants pour un tel événement.Nous avons essayé d'avoir la Cinémathèque, en raison de son emplacement et son espace, mais elle est réservée au Festival arabe du théâtre. Nous avons également tenté d'avoir la cathédrale, mais il y a une autre activité. Je pense qu'il est temps d'institutionnaliser ce festival et de lui accorder toute son importance, car il s'agit d'une fête populaire célébrée par tous les Algériens. C'est une occasion pour renforcer les liens de solidarité et faire valoir notre héritage culturel», a affirmé le président de l'association, Saâd Zamouche.L'association a tout de même concocté un riche programme pour la fête de Yennayer cette année. En effet, en plus de la très attendue fête du couscous, qui aura lieu vendredi prochain, le festival débutera, dès mardi, avec le marché de Yennayer et le Salon.Cette 17e édition est notamment organisée avec l'apprentissage de tamazight au centre des activités. Une série d'ateliers seront organisés, dont 3 classes d'enseignement et d'initiation à la langue ancestrale des Algériens, avec une classe spéciale pour les arabophones. Plusieurs conférences-débats sont également prévues, en plus de ventes dédicaces, projections vidéo et autres animations culturelles.En somme, grâce à ce festival, les Oranais auront l'occasion de fêter Yennayer (12 janvier) tout en faisant le lien avec son origine amazighe, qui demeure ancrée dans la société et résiste aux vicissitudes du temps et de l'acculturation. En matière de moyens financiers, l'association compte principalement sur ses bénévoles car le festival n'a pas eu de subvention cette année, nonobstant l'aide de la direction de la jeunesse et des sports et le soutien de l'APW.«Il s'agit d'abord d'un événement culturel, alors que les principaux acteurs officiels du secteur ne se sont toujours pas manifestés», commente le président de l'association, qui déplore un manque de soutien de la part des établissements culturels.En effet, hier, M. Zamouche a déclaré : «Pour cette édition, nous avons le soutien du wali, de l'APW et de la direction de la jeunesse en plus du Haut-Commissariat à l'amazighité. Toutefois, ni la direction de la culture ni le ministère de tutelle n'ont manifesté leur soutien à ce festival, qui vise à valoriser encore plus une fête populaire et nationale. C'est regrettable.»
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