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Le recours à la grève de la part des étudiants plane sur le département d'architecture de l'université Mohamed-Boudiaf (ex-USTO) d'Oran depuis ce mercredi, et cela alors que des actions similaires ont été initiées par des étudiants en architecture dans d'autres villes du pays.La grogne, qui pour l'heure est restée confinée dans les écoles d'architecture, est née de la publication d'un projet de modification du règlement intérieur de l'ordre des architectes algériens. Si pour le moment rien n'est encore officiel, des documents non paraphés ont été partagés sur les réseaux sociaux. il semble que tout cela a suffi aux jeunes étudiants pour agir et dire leur refus de «l'article 213 dans le projet d'arrêté pour l'approbation du règlement intérieur de l'ordre des architectes issu de la session ordinaire de l'ordre des 16 et 17 décembre 2016».Pour comprendre précisément ce qui tourmente les étudiants, nous avons pris contact avec un certain nombre d'entre eux : «il semble que l'ordre des architectes veut, que pour accéder au stage, on devra payer 90?000'dA, soit 5 fois le salaire minimum ! C'est de la folie, en plus ces stages sont d'une durée de 18 mois et n'ont jamais été rémunérés», explique une jeune étudiante en Master 1.D'autres avancent que les raisons qui auraient été invoquées par l'ordre des architectes sont les frais de dossiers «quels frais?' C'est nous qui fournissons tout le dossier et c'est aussi nous qui cherchons tout seuls un stage», surenchérit un étudiant frais diplômé mais pointant au chômage.Ces frais de 90?000'dA choquent tous les étudiants et étudiantes, alors que par le passé ces derniers se disaient déjà exploités par les bureaux d'études d'architectes qui les font travailler gratuitement durant le stage de 18 mois indispensable pour l'obtention d'un agrément.Pour l'heure, le doyen a assuré aux étudiants que rien n'était sûr encore, ce qui n'a pas totalement rassuré les étudiants, d'autant que du côté de l'ordre, il nous a été impossible d'entrer en contact avec ses représentants.
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