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Le projet pilote algéro-japonais «Sahara Solar Breeder (SSB)», axé sur la transformation de l'énergie solaire pour produire de l'électricité en utilisant des cellules photovoltaïques a été au c?ur de la rencontre organisée à l'USTO Mohamed Boudiaf et combinant le «4ème forum Asie-Afrique sur l'énergie durable et le 6ème workshop international portant sur le SSB.C'est en quelque sorte un complément de l'autre grand projet intitulé «Desertec» mais qui, lui, privilégie la concentration du rayonnement solaire, donc de la chaleur pour produire de l'électricité. Ce genre de rencontres permet de rendre compte des avancées scientifiques ou technologiques nécessaires pour optimiser les procédés de fabrication ou d'utilisation des équipements afin de rendre l'exploitation de l'énergie solaire plus performante et à moindre coût. 77 communications spécialisées ont été au programme de cette rencontre de deux jours, dont 52 devant être présentées par les nationaux, 12 par les Japonais et le reste par les participants d'autres pays comme la France, l'Allemagne mais aussi la Tunisie, l'Arabie Saoudite ou l'Afrique du Sud.Les organisateurs ont adopté le principe d'alternance entre l'Algérie et le Japon avec, pour chaque édition, un plus grand nombre de communicants en faveur du pays organisateur. Le premier forum a eu lieu en 2011 à Nagoya (Japon), le second à Oran en 2012, le troisième à Hirosaki (Japon) en 2013. Le Projet pilote SSB enregistre aujourd'hui un pas en avant avec, indique le Pr Stambouli, manager du projet côté algérien, la possibilité d'extraire du silicium (entrant dans la fabrication de plaques photovoltaïques et habituellement extrait du sable) à partir de la diatomite (roche poreuse contenant de la silice) et dont les réserves d'un gisement situé à Sig (wilaya de Mascara) sont estimées à 6 millions de tonnes.Pour donner un ordre de grandeur, 2 tonnes suffisent pour produire l'équivalent de 100 GW, ce qui est énorme selon le même enseignant du département du génie électricité de l'USTO. Dans son allocution à l'ouverture des travaux, l'ambassadeur du Japon, Tsukasa Kawada, a mis en avant les progrès enregistrés depuis la mise en ?uvre de cette expérience commune entre son pays et l'Algérie pour ensuite présager d'un avenir encore meilleur. «Le passage à l'énergie durable, devenue une préoccupation mondiale, est encore plus urgent pour le Japon qui a décidé, conséquemment à l'accident de Fukushima, de réduire à zéro sa consommation d'énergie à base de nucléaire alors qu'elle était de 30% juste auparavant», explique-t-il.Le diplomate nippon s'est exprimé en anglais et c'est Akihiko Yahata, coordinateur exerçant au bureau de l'université de Tsukuba à Tunis pour les universités japonaises et au Centre de l'Afrique du Nord et de la Méditerranée pour la recherche et l'enseignement, qui a donné cette précision. Akihiko Yahata a été en quelque sorte l'artisan de l'initiative SSB. Alors que son gouvernement montrait encore une certaine frilosité à s'impliquer en Algérie juste après la «décennie noire», lui a décidé d'investir le terrain dès 2004 pour entamer des contacts qui ont finalement abouti. «La coopération entre nos deux pays remonte à la guerre d'Algérie», rappelle la représentante du ministère algérien des Affaires étrangères, présente à la cérémonie.Une coopération qui, là-aussi, a commencé grâce à la volonté de quelques hommes, des parlementaires qui ont décidé de prendre au sérieux la question algérienne à partir de 1958 et permettre, une année après, l'ouverture d'un bureau du FLN à Tokyo. «La coopération multilatérale permet à l'Algérie de diversifier son économie», explique-t-elle. Le représentant du ministère de l'Enseignement supérieur a, quant à lui, rappelé les avancées technologiques enregistrées dans le domaine du solaire par des pays comme le Japon, l'Allemagne mais aussi la Chine et l'Afrique du Sud avant d'évoquer l'énorme potentiel que recèle le Sahara algérien.


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