
Dans l'affaire du crime de la rue Lamartine, qui remonte au 11 octobre 2014, le tribunal criminel d'Oran a condamné, hier, le mis en cause, K. B., à 15 ans de réclusion pour «complicité d'homicide volontaire avec préméditation» et «complicité dans un incendie volontaire d'une habitation ayant entraîné la mort de plusieurs personnes». Le second mis en cause, B. L., jeune universitaire, a été acquitté.Les faits remontent au 11 octobre 2014. Ce jour-là, à 4h, un incendie s'est déclaré au niveau de deux appartements sis 11 rue Lamartine. Une explosion s'ensuivra. Les policiers découvriront au niveau du premier appartement trois victimes, deux personnes âgées et leur petit enfant de 18 mois, qui ont succombé suite à l'incendie.Au niveau du second appartement, la dépouille d'une quatrième victime a été découverte, celle de B. B., appelé Kheireddine. L'enquête ouverte permettra aux policiers de situer le premier élément dans cette affaire. Il s'agit du dénommé Gh. A. F., qui, brûlé au troisième degré sur une grande étendue de son corps, a été admis au service des brûlés de l'EHU.Interrogé suite à sa prise en charge médicale, il fera plusieurs déclarations, expliquant qu'il a connu la victime B. B. sur Facebook. Il a pris contact avec lui et s'est rendu chez lui où il a trouvé deux jeunes gens. Ces derniers sortiront par la suite et la victime a remis à Gh. A. F. une somme d'argent, quand ce dernier a constaté qu'un incendie s'est déclaré.Ceci dit, il ne maintiendra pas cette version et se rétractera par la suite, avouant qu'après avoir connu B. B. et compris qu'il était aisé financièrement, il a décidé de le tuer pour le voler. Un plan qu'il mettra à exécution en mettant dans le coup le dénommé K. B. Il ajoutera aussi que ce jour-là, B. B. lui avait fait des propositions déplacées.Il lui avait porté alors des coups de couteau alors qu'il se trouvait dans la salle de bain. Par la suite, il ouvrira le robinet de gaz, mais quelques heures plus tard, il reviendra à l'appartement et aspergera les lieux d'essence acheté par K.B. et allumera le feu. Gh.A.F. décédera lui aussi. Arrêtés, les deux mis en cause nieront avoir une relation avec ce crime.Si K. B. a été placé sous mandat de dépôt, B. L. bénéficiera d'un contrôle judiciaire. Hier, devant le tribunal criminel, les deux mis en cause nieront toute complicité dans ce crime et chargeront le mis en cause décédé. Dans son réquisitoire le représentant du ministère public a requis la peine capitale, quant à la défense, elle plaidera la non-culpabilité.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S Moncef
Source : www.elwatan.com