L'entreprise Acroplast Algérie, spécialisée dans la fabrication de bateaux, implantée à Oran, envisage d'optimiser sa production et assurer une plus-value.L'entreprise Acroplast Algérie, spécialisée dans la fabrication de bateaux, implantée à Oran, envisage d'optimiser sa production et assurer une plus-value.
L'Observatoire économique méditerranéen situé à Marseille (France) indique que Acroplast Algérie ambitionne de maximiser sa rentabilité en se positionnant sur le marché local algérien. "Créé par un entrepreneur français à Oran, Jean-Jacques Maline, Acroplast Algérie vend 60 bateaux par an. Pour se lancer dans les 12 mètres tout en conservant la fabrication de petits bateaux comme les sardiniers, il cherche un nouvel entrepôt", souligne cette source.
Ce site indique également "qu'en France, les grands chantiers ont tué les petits. Le marché du neuf s'est complètement écroulé au profit de celui de l'occasion qui propose des bateaux d'un an vendus à moitié prix du neuf. Je fais surtout des pièces industrielles". Jean-Jacques Maline, P-DG d'Acroplast, se devait de trouver d'autres débouchés que l'Hexagone. Une quinzaine de bateaux sont sortis en 2012 de son usine de pont de Vaux, dans le département de l'Ain.
Sa PME créée en 1974 générait en 2012 un chiffre d'affaires de 1,4 million d'euros. Les citoyens algériens ont montré un certain penchant pour les bateaux de plaisance, ces derniers temps au point où des associations de défense des intérêts et des droits des plaisanciers ont été créées pour organiser ce secteur d'activités lucratif et à vocation touristique dans les pays voisins de l'Algérie.
En 2007, un opérateur économique algérien qui fabriquait des bateaux en copiant des coques, lui propose de monter un chantier naval dans l'est algérien, à Azeffoun.Jean-Jacques Maline s'associe à 50/50 avec ce dernier et apporte ses compétences en matière de création de moules qu'il dessine lui même. Une valeur ajoutée très importante. Puis après des déboires, notamment l'utilisation frauduleuse de ses moules, il se sépare de son associé. "Je me suis retrouvé tout seul avec des dettes. Mais, quand je commence quelque chose, je vais jusqu'au bout" ajoute cette source.
Jean-Jacques Maline est, désormais, implanté dans la zone industrielle d'El Kerma à Oran. Toutes les trois semaines, il revient en Algérie pour veiller sur son chantier qui emploie 6 salariés. Il a produit soixante coques en 2012 pour une clientèle uniquement locale. Acroplast Algérie n'a aucun lien juridique avec Acroplast en France.
"Une entreprise doit s'autosuffire" estime-t-il. La PME a quatre sardiniers en commande. Cette entreprise basée dans l'ouest du pays repose sur le principe de la coopération positive, mais utilise le savoir-faire et les technologies de fabrication d'autres fabricants sans pour autant provoquer un conflit d'intérêt ou une concurrence déloyale. "Aucun bateau ne part sans être payé. 40 à 50% du prix sont versés à la commande, le reste à l'enlèvement. Je n'ai aucun problème de recouvrement !"
Jean-Jacques Maline et son nouvel associé algérien travaillent principalement pour les petits métiers de la pêche. "Beaucoup d'Algériens investissent dans cette branche, car l'Etat algérien avance les fonds. Quand le bateau est en activité, ils ont trois ans pour commencer à le rembourser. Avant, ils devaient apporter 10% du prix, aujourd'hui 1% suffit". Ce qui suscite beaucoup de vocations et élargit le marché d'Acroplast Algérie.
Les bateaux se vendent de 1.750 à 21.000 euros. Et pas question de les proposer en France. "Depuis trente-cinq ans, je me bats contre ceux qui importent des produits en France. Les chantiers ont tous souffert de cela et certains en sont morts ! Je ne vais donc pas me lancer là-dedans." Les salaires varient de 300 à 350 euros, chargés à 34%.
Le coût des matières premières est 15 à 20% plus élevé qu'en France. "Ici, je ne gagne pas d'argent pour l'instant. Je réinvestis tout. 420.000 euros depuis mon arrivée. L'affaire mettra quinze ans avant de bien tourner", assure le patron français. Il espère obtenir un bail emphytéotique sur un port pour déménager son entrepôt et tripler sa surface. "Je me trouve à l'étroit, car je vais démarrer les 12 mètres. Si je reste, il faudra que j'arrête la production des petits bateaux car, je n'aurais pas assez de place pour faire les deux",a-t-il dit, poursuit l'Observatoire économique.
L'Observatoire économique méditerranéen situé à Marseille (France) indique que Acroplast Algérie ambitionne de maximiser sa rentabilité en se positionnant sur le marché local algérien. "Créé par un entrepreneur français à Oran, Jean-Jacques Maline, Acroplast Algérie vend 60 bateaux par an. Pour se lancer dans les 12 mètres tout en conservant la fabrication de petits bateaux comme les sardiniers, il cherche un nouvel entrepôt", souligne cette source.
Ce site indique également "qu'en France, les grands chantiers ont tué les petits. Le marché du neuf s'est complètement écroulé au profit de celui de l'occasion qui propose des bateaux d'un an vendus à moitié prix du neuf. Je fais surtout des pièces industrielles". Jean-Jacques Maline, P-DG d'Acroplast, se devait de trouver d'autres débouchés que l'Hexagone. Une quinzaine de bateaux sont sortis en 2012 de son usine de pont de Vaux, dans le département de l'Ain.
Sa PME créée en 1974 générait en 2012 un chiffre d'affaires de 1,4 million d'euros. Les citoyens algériens ont montré un certain penchant pour les bateaux de plaisance, ces derniers temps au point où des associations de défense des intérêts et des droits des plaisanciers ont été créées pour organiser ce secteur d'activités lucratif et à vocation touristique dans les pays voisins de l'Algérie.
En 2007, un opérateur économique algérien qui fabriquait des bateaux en copiant des coques, lui propose de monter un chantier naval dans l'est algérien, à Azeffoun.Jean-Jacques Maline s'associe à 50/50 avec ce dernier et apporte ses compétences en matière de création de moules qu'il dessine lui même. Une valeur ajoutée très importante. Puis après des déboires, notamment l'utilisation frauduleuse de ses moules, il se sépare de son associé. "Je me suis retrouvé tout seul avec des dettes. Mais, quand je commence quelque chose, je vais jusqu'au bout" ajoute cette source.
Jean-Jacques Maline est, désormais, implanté dans la zone industrielle d'El Kerma à Oran. Toutes les trois semaines, il revient en Algérie pour veiller sur son chantier qui emploie 6 salariés. Il a produit soixante coques en 2012 pour une clientèle uniquement locale. Acroplast Algérie n'a aucun lien juridique avec Acroplast en France.
"Une entreprise doit s'autosuffire" estime-t-il. La PME a quatre sardiniers en commande. Cette entreprise basée dans l'ouest du pays repose sur le principe de la coopération positive, mais utilise le savoir-faire et les technologies de fabrication d'autres fabricants sans pour autant provoquer un conflit d'intérêt ou une concurrence déloyale. "Aucun bateau ne part sans être payé. 40 à 50% du prix sont versés à la commande, le reste à l'enlèvement. Je n'ai aucun problème de recouvrement !"
Jean-Jacques Maline et son nouvel associé algérien travaillent principalement pour les petits métiers de la pêche. "Beaucoup d'Algériens investissent dans cette branche, car l'Etat algérien avance les fonds. Quand le bateau est en activité, ils ont trois ans pour commencer à le rembourser. Avant, ils devaient apporter 10% du prix, aujourd'hui 1% suffit". Ce qui suscite beaucoup de vocations et élargit le marché d'Acroplast Algérie.
Les bateaux se vendent de 1.750 à 21.000 euros. Et pas question de les proposer en France. "Depuis trente-cinq ans, je me bats contre ceux qui importent des produits en France. Les chantiers ont tous souffert de cela et certains en sont morts ! Je ne vais donc pas me lancer là-dedans." Les salaires varient de 300 à 350 euros, chargés à 34%.
Le coût des matières premières est 15 à 20% plus élevé qu'en France. "Ici, je ne gagne pas d'argent pour l'instant. Je réinvestis tout. 420.000 euros depuis mon arrivée. L'affaire mettra quinze ans avant de bien tourner", assure le patron français. Il espère obtenir un bail emphytéotique sur un port pour déménager son entrepôt et tripler sa surface. "Je me trouve à l'étroit, car je vais démarrer les 12 mètres. Si je reste, il faudra que j'arrête la production des petits bateaux car, je n'aurais pas assez de place pour faire les deux",a-t-il dit, poursuit l'Observatoire économique.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar Aouimer
Source : www.lemidi-dz.com