Cinq cités dans le nouveau programme de l’OPGI
La vitesse avec laquelle se dégrade le cadre bâti est de plus de plus inquiétante. De nombreux immeubles -à caractère résidentiel- sont aujourd’hui rongés par l’humidité s’ils ne sont pas gagnés par l’insalubrité, en plus des problèmes liés à la notion de copropriété.
Il faut dire que la réhabi-litation des parties com-munes de ces immeubles, à savoir les terrasses, cages d’escaliers, gaines et caves, est posée plus que jamais en terme d’urgence, comme l’a laissé entendre le directeur général de l’OPGI d’Oran à l’hémicycle, lors de la session de l’APW qui a évoqué un lot de 17 cités d’habitations qui ont été ciblées par l’office et ce, dit-il, en dehors des 7 autres cités dont l’opération a été achevée. A l’exemple de la cité Plein Ciel, la cité des Immigrés, la cité des 100 logements à Bir El Djir, la Résidence Leclerc, le ravalement des façades à Haï Khémisti et les 30 logements du boulevard de l’indépendance. Toujours dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations, il est prévu à cours terme, reprend à son compte le directeur de l’OPGI, la réhabilitation de 11 cités en phase d’études ainsi que cinq autres dont l’opération sera lancée dans les semaines à venir. Parmi les immeubles ciblés, on retiendra la résidence Perret (233 logements) sise à la rue Latrèche Mohamed à Miramar, la résidence square Kayla (15 logements) sise au centre-ville, les entrées 106, 108 de la cité Mouloud Féraoun, respectivement 61 et 72 logements, la Cité Ennakhil- Aïn El Turck (74 logements) et enfin la relance de la réhabilitation de la Cité du Rond Point Bel Air et la Cité Jeanne d’Arc (200 logements). Des cités qui risquent de «foutre le camp» comme ne cessent de le crier haut et fort leurs habitants si aucune mesure n’est engagée pour leur prise en charge. La résidence Perret risque aujourd’hui de perdre carrément son cachet résidentiel, comme le soutiennent des résidents qui n’arrivent plus à supporter les tracas liés à la notion de copropriété. Souvenons-nous du coup d’arrêt donné à l’opération de réhabilitation initiée, il y a quelques années. Si elle n’a pas été un exemple de réussite, c’est à cause, dit-on, des contraintes rencontrées avec les copropriétaires, un handicap qui reste toujours posé pour mener à bien ce type d’opération. «Ce n’est pas la pose anarchique des citernes et paraboles sur les terrasses qui a parasité le travail des sous-traitants, mais aux comportements de certains copropriétaires qui ne semblent pas être concernés par cette opération de sauvetage de cette résidence qui fait eau de toute part. La question des parties communes a été reposée lors de cette assemblée où ont été évoqués la nécessaire adhésion des habitants, leur participation financière et surtout le déplacement des réseaux à l’extérieur des appartements pour le (re)lancement de cette opération qui n’a, en fait, que trop tardé. Rappelons que cette opération est inscrite dans le cadre du programme de réhabilitation des 5000 logements. La cagnotte a été allouée à l’OPGI qui a été désigné comme maître d’ouvrage par le ministère de l’habitat et de l’urbanisme.
Safi Z.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com