L'opération de démolition de l'habitat précaire lancée mardi sur les hauteurs d'Oran au lieudit Kouchet El-Djir s'est déroulée sans le moindre heurt, contrairement à certaines informations qui avaient fait état d'échauffourées et même de blessés parmi les forces de l'ordre venues pour sécuriser les lieux et surtout permettre aux employés de la commune de mener à bien leur mission.
Le succès de cette opération, qui ne sera pas la dernière, a promis le wali d'Oran, réside dans la manière avec laquelle elle a été préparée.
Ce qui avait été perçu comme une forme de laxisme des responsables locaux était en fait un délai qui a été accordé aux commis chargés de mener l'enquête pour faire la lumière sur la situation des familles qui avaient pris le risque de s'installer sur une assiette, patrimoine forestier, incessible et surtout protégé par la loi.
Tout a été étudié pour faire barrage à toute velléité de troubles à l'ordre public ou de rébellion. Même la configuration du terrain a été étudiée pour installer un dispositif sécuritaire et mettre en mouvement les engins de démolition appelés à la rescousse.
«On a pris toutes les dispositions pour que force reste à la loi. Une enquête administrative a été menée en amont et ses résultats ont servi à confondre ces indus occupants mis devant le fait accompli. Les enquêtes menées ont permis d'établir que ces familles ont des biens dans des wilayas limitrophes et qu'elles ont bénéficié de complicités de certains élus locaux.
Forts de ces éléments, nous avons engagé des procédures judiciaires à leur encontre qui ont abouti à des décisions d'expulsion qu'on a appliquées», dira un responsable de cette opération.
Plusieurs sources affirment que la même procédure sera engagée à l'encontre des habitants d'une dizaine d'autres sites répartis à travers le territoire de la wilaya. «Tout sera étudié pour préserver l'ordre et la sécurité publique.
Les habitants de ces sites seront confondus par des preuves qui ne leur laisseront aucune marge de ruse ou de man'uvre.
Nous savons tous qu'elles ne manquent de rien et qu'elles ne sont pas dans le besoin. Le dernier recensement du vieux bâti et de l'habitat précaire réalisé en 2005 et actualisé en 2009 nous servira de base de travail pour programmer les futures opérations de démolition. Il est inconcevable de laisser Oran étouffer à cause de ces ceintures de misère qui poussent du néant.
Un site comme celui de douar Cheklaoua a été à plusieurs reprises démoli mais nous n'avons jamais pu l'éradiquer. Pour cette fois, la nouvelle procédure nous permettra d'en finir une fois pour toutes. L'assiette foncière qui sera récupérée sera affectée à la réalisation d'un équipement public. Les occupations illégales du domaine public ne seront plus tolérées. C'est à cette condition seulement que nous pourrons maîtriser la politique du logement et que nous pourrons entamer le renouveau de la ville d'Oran», affirme une source de l'Assemblée populaire communale de la capitale de l'Ouest.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F B
Source : www.letempsdz.com