Après avoir émis via les deux sites conçus pour la pré-inscription, les
nouveaux bacheliers de la session de juin 2010 attendent la confirmation de
l'orientation en fonction des critères arrêtés pour procéder, à parti du 22 de
ce mois, aux modalités d'inscription définitive avec, toutefois, des
possibilités de recours.
Depuis l'ouverture de la phase pré-inscription, les nouveaux bacheliers,
en même temps que leurs parents, sont confrontés au dilemme du choix des 10
vÅ“ux qui leur sont donnés parmi 65 filières, toutes branches confondues. Mis à
part les 49 bacheliers qui ont eu la mention «Excellent» et dont le premier
choix est automatiquement accepté, tous les autres attendent l'orientation, d'autant
qu'à la lecture de n'importe quelle fiche de vÅ“ux, il apparaît clairement qu'il
n'y a pas de logique apparente et ne répond ni aux véritables facultés du
concerné ni encore moins aux connaissances acquises. Néanmoins, deux éléments
ressortent comme constante, à savoir: la prédominance de certaines filières,
ainsi que l'option du cycle court. Ainsi, pour les littéraires, les sciences
juridiques, les langues étrangères et notamment l'Anglais, les sciences
politiques et la communication restent les choix qui reviennent le plus
souvent, en plus des licences d'enseignement qui garantissent au moins un
recrutement après le premier cycle. Pour les parents, leur seule préoccupation
reste les débouchés qu'offre telle ou telle spécialité d'autant que le système
LMD a montré ses limites depuis sa mise en Å“uvre, dans le sens où il ne
garantit pas automatiquement des études en post-graduation. Pour les
scientifiques, la médecine, la pharmacie, la chirurgie dentaire, ainsi que les
sciences vétérinaires, reviennent dans le choix de l'écrasante majorité des
nouveaux étudiants qui savent pertinemment que les conditions d'accès à ces
spécialités deviennent de plus en plus difficiles. Là aussi, le choix n'est pas
fortuit, mais reflète l'ambition de s'installer à son propre compte après un
cursus long suivi d'un service civil inévitable. Reste les écoles spécialisées,
notamment celle des Travaux publics ou encore le paramédical qui constitue
selon beaucoup de parents le meilleur choix possible, surtout dans deux
secteurs toujours demandeurs de techniciens et autres ingénieurs.
Comme chaque année, les décisions de la tutelle feront des mécontents
notamment dans le choix des établissements qui, souvent, sont très loin du lieu
de domicile. Si cette appréhension n'existe pas chez les nouveaux étudiants
habitant des wilayas de l'intérieur, ce sont ceux des grandes villes qui
redoutent leur affectation dans d'autres villes du pays avec tout ce que cela
peut supposer avec l'éloignement et la vie dans les résidences universitaires.
Au plan des conditions d'accueil pour la ville universitaire d'Oran, dont
les effectifs ont atteint l'année dernière 100.000 étudiants, l'optimisme
règne. Plus de 10.000 nouvelles places pédagogiques sont prévues pour la
prochaine rentrée universitaire 2010-2011, ainsi que l'ouverture de plusieurs
résidences universitaires.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Salah C
Source : www.lequotidien-oran.com