Le nouveau code des marchés publics permettra désormais aux artisans de
soumissionner pour décrocher des projets, à l'instar des entreprises. C'est du
moins ce qu'a indiqué hier le ministre de la PME et de l'Artisanat, Mustapha
Benbada, en marge d'une rencontre organisée par la chambre nationale de
l'industrie et de l'artisanat à Sidi Fredj.
«Il est prévu, lors de la
prochaine révision du code des marchés publics, de reconnaître la carte et le
registre de commerce de l'artisan comme pièces constitutives du dossier de
soumission pour un marché public, aussi petit soit-il», a déclaré M. Benbada au
cours d'un point de presse. Le ministre précisera que cela permettra aux
artisans et aux coopératives artisanales de soumissionner et de traiter
directement avec les maîtres de l'ouvrage de telle manière à s'assurer des
«rentrées conséquentes».
Il faut rappeler que l'actuel
code des marchés publics ne permet pas aux artisans de prendre part d'une
manière directe aux projets lancés par les autorités. Les artisans individuels
sont contraints de sous-traiter avec les entrepreneurs et autres tâcherons, ce
qui fait que les gains sont partagés. Benbada a mis par ailleurs en relief les
efforts consentis par le gouvernement en faveur de ces artisans, notamment en
ce qui concerne les exonérations fiscales et parafiscales. Il soulignera à ce
sujet que les artisans sont exonérés de toute forme d'impôts lorsqu'ils
activent dans l'art artisanal.
Cependant les artisans qui
produisent des biens et services s'acquitteront d'une taxe de 5% qui représente
l'impôt forfaitaire unique (IFU), dira le ministre. Ce dernier annoncera en
outre l'élargissement dès cette année de la mesure d'exonération fiscale aux
artisans dont le chiffre d'affaires oscille entre 3 et 5 millions de dinars.
Benbada, qui indiquera que ce niveau d'imposition est loin d'être contraignant
pour les artisans, pense ainsi insuffler une nouvelle dynamique dans le
secteur.
Le ministre de la PME et de
l'Artisanat a également annoncé l'amendement de l'ordonnance régissant le
secteur de l'artisanat. Le secteur de l'artisanat est régi par une loi dont la
révision a commencé depuis l'année 2005, ajoute le ministre. Il fera savoir
qu'il y a plus d'une vingtaine de décrets subséquents à cette ordonnance qui
régulera et organisera les différentes formes de l'activité artisanale.
Enfin le ministre a indiqué que
le nombre «d'artisans d'art» recensés jusqu'ici est d'environ 15.000,
représentant ainsi 10% du total des inscrits dans les arts traditionnels dont
le nombre dépasse, d'après lui, 160.000 artisans jusqu'à la fin de l'année
dernière.
Benbada dira par ailleurs que
cette année sera caractérisée par la mise en place de 17 autres chambres d'industrie
et de l'artisanat couvrant ainsi les 48 wilayas du pays.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Z Mehdaoui
Source : www.lequotidien-oran.com