Oran - A la une

"Nous marcherons chaque samedi"



Quelque trois cents souscripteurs AADL2, dont les dossiers de logement ont été gelés, ont organisé, hier matin, une marche entre le siège de la wilaya d'Oran et la direction régionale de la télévision algérienne en lançant des slogans empruntés au hirak et en appelant au départ des responsables locaux. Ils ont ensuite organisé un sit-in de protestation devant le siège de l'exécutif de wilaya pour dénoncer la situation de marginalisation dans laquelle ils se trouvent depuis 2013."En sept ans, l'Algérie a réussi à vaincre une puissance coloniale. Mais les gestionnaires d'aujourd'hui n'arrivent pas à régler un simple dossier de logement. C'est une honte !", a déploré un sexagénaire, mégaphone sous le bras, tandis que les manifestants réclamaient leur droit constitutionnel au logement. "Nous sollicitons les directions et le ministère depuis 2013 et on nous traite comme des malpropres.
Aujourd'hui, nous avons décidé de nous organiser et de recourir à d'autres moyens de contestation", a indiqué un souscripteur en annonçant une marche tous les samedis et la prochaine saisine de la justice sur une "violation des droits de plus de 400 demandeurs de logement ayant l'avis favorable", mais que "des gestionnaires malhonnêtes" ont décidé d'exclure du programme de distribution de logement.
"Nous collectons des documents en vue de constituer un dossier pour porter plainte contre toutes les institutions impliquées dans la distribution du logement", a continué notre interlocuteur. Les manifestants, dont des femmes et des enfants, peuvent désormais compter sur deux associations : El-Amel et Ahmed-Zabana, formées par des locataires AADL qui portent eux-mêmes divers griefs contre l'agence du logement et les autorités locales.
"Nous ne nous adressons désormais plus aux autorités locales mais nous interpellons la présidence de la République pour qu'elle intervienne afin de régler cette situation qui n'a que trop duré", a expliqué l'un des manifestants.
Au cours d'une visite d'inspection effectuée en juin dernier à Oran, l'ex-ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, Kamel Beldjoud, avait surpris les souscripteurs en indiquant que seuls ceux qui s'étaient acquittés d'un ordre de versement avaient droit au logement.
"Mais nos dossiers ont été acceptés en 2013 et si nous n'avons pas pu payer la première tranche, c'est à cause de la mauvaise gestion et d'erreurs administratives" de l'AADL, ont rétorqué les contestataires en soulignant que la "direction régionale de l'AADL avait évoqué l'existence d'un surplus de logements dont ils pourraient bénéficier".

S. Ould Ali
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