Oran - Revue de Presse

Nous croyons en Dieu



Nous croyons en Dieu Le mot «foi» est cependant étendu par convention. On peut parler d’une foi chrétienne, d’une autre judaïque, d’une troisième païenne, d’une quatrième communiste, etc. Cette extension du sens de ce mot n’affecte en rien la véritable valeur légitime que nous avons précisée ci-dessus.Le sens de la foi, et son extension dans notre religion, ne sont véritablement agréés que quand ils sont synonymes du mot «islam» ou lui sont attachés, mais cette convention répandue confirme le refus catégorique par l’islam de toute voie qui sous-estime les devoirs requis et s’insurge contre les lois du Grand législateur. Nous considérons par conséquent, le refus de la soumission à Dieu comme une révolte contre l’islam, un écart à la religion et une démolition de la foi, quels que soient la connaissance, le savoir et la foi ferme de l’insurgé. Satan savait pertinemment que Dieu est Unique et qu’Il est le Juge Suprême. Or, lorsqu’il lui a été ordonné de se prosterner, il refusa par orgueil et ingratitude. Dieu le rangea alors parmi les mécréants. Sa croyance en l’unicité de Dieu ne lui a pourtant pas permis de rachat, parce que la connaissance dépourvue de la soumission absolue au Tout-Puissant est sans valeur et sans poids. Le péché engendré par cette rébellion ôte toute foi au pécheur. Ainsi la prise de conscience de cette vérité conduisit Abou Bakr à mettre sur le même pied d’égalité ceux qui se sont plaints de l’aumône légale (la zakat), et les apostats, même s’ils prétendaient être croyants. Ceux-là ont refusé de se conformer à l’ordre qu’ils ont reçu consistant à donner l’aumône légale (la zakat), ont brandi leurs armes préférant ainsi la guerre à toute forme de contribution pécuniaire. Une armée fut conduite par le premier Calife, et fut chargée de leur fendre le crâne, les assignant ainsi au camp de Satan, l’ingrat et l’orgueilleux. Ce jugement est valable dans toutes les situations analogues. Refuser l’ordre de Dieu, sous-estimer ses prescriptions et s’enorgueillir de l’accomplissement des interdits ne sauraient être qualifiés ni de soumission, ni d’adoption de l’islam, hormis si on admettait que les insensés étaient des savants et les menteurs des gens honnêtes et sincères. Des juristes musulmans ont recommandé la peine capitale contre celui qui s’abstient de prier, sans le qualifier pour autant d’apostat. Or, c’est là une erreur, car celui qui préfère être exécuté au lieu de prier ne peut avoir de religion, encore moins être considéré comme musulman. Quant à la relation entre la foi et les actes -en référence au Coran et à la Sunna- elle fera l’objet d’une explication ultérieure. Suite et fin
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