«Quand je lis les devoirs de français de mon fils qui est en 1re année secondaire, option lettres, j'en ai des frissons en comptant les fautes d'orthographe et de grammaire commises par l'enseignant. Qui va montrer ses graves erreurs à cet enseignant '», s'interroge M. Bouacida déplorant le niveau de la nouvelle génération dans cette matière.
Pour lui, c'est tout le système qui est en cause avant de rappeler que celui-ci «après avoir constaté les dégâts de l'arabisation menée à la hussarde dans les années 70, confia l'Education nationale à une sommité, le défunt Mostepha Lacheraf qui dut vite rendre les armes suite à d'intenables pressions». «Juste après lui, on entama l'école fondamentale avec les résultats catastrophiques qu'on sait. Depuis plus de trente ans, nos enfants ne cessent d'être les cobayes de laborantins qui n'ont aucune prise sur les réalités universelles et au lieu de s'ouvrir sur le monde en instituant l'enseignement de plusieurs langues, on continue à professer l'usage unique de l'arabe, laquelle langue est idéologisée à l'extrême», tient-il à préciser.
C'est pour cela qu'on a, selon lui, «omis d'enseigner la langue arabe dans toute sa beauté en n'en retenant que les référents idéologiques.
Quand on lit le Coran, on découvre ''l'intraduisibilité'' du Texte et toute sa force, sa portée philosophique, sa poésie, sa syntaxe' Lisez un poète comme Adonis ou Nizar Kebani : on découvre toute la beauté d'une langue confinée hélas à des idéologies et règlements de comptes, donc vidée de sa ''substantifique moelle''».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Info Soir
Source : www.infosoir.com