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Nora Berra à Oran La thérapie cellulaire réalisée à l'EHU



Nora Berra à Oran                                    La thérapie cellulaire réalisée à l'EHU
L'EHU d'Oran va entamer, à partir du troisième trimestre, la thérapie cellulaire, notamment pour le pied diabétique, qui est un problème de santé publique en Algérie, a annoncé le professeur Bekadja, chef de service hématologie. L'autogreffe pratiquée depuis 2009 a permis de traiter en tout quelque 100 patients.
La secrétaire d'Etat française chargée de la Santé, Nora Berra, se trouvait mardi à Oran en compagnie du ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès, pour l'inauguration du nouveau service d'allogreffe de moelle osseuse de l'EHU, dans le cadre de sa visite officielle de deux jours prévue en Algérie. Déjà la veille, à Alger, un protocole d'accord a été signé par les deux homologues et qui s'appuie sur trois principaux axes, à savoir la lutte contre le cancer, la greffe et la formation. Mais à Oran, il a été à nouveau question du contentieux entre la Cnas et les hôpitaux français quant aux créances détenues auprès de ces derniers dans le cadre des transferts de soins à l'étranger et qui s'élèveraient à quelque 32 millions d'euros, avait déclaré la secrétaire d'Etat française. Profitant du point de presse conjoint qui a eu lieu au niveau de l'EHU d'Oran, le ministre de la Santé a tenu, comme pour faire une mise au point, à dire, en ces termes, que 'la Cnas ne détient aucune créance officielle auprès des hôpitaux français. Cela m'a été encore confirmé hier soir par le ministre du Travail. Il n'y a pas de problème entre nos deux ministères, et s'il y a litige, il va être réglé entre les caisses', et de poursuivre sur cette question sensible : 'La Cnas n'a pas de litige, il faut être clair, elle n'a pas de créances et assure les personnes qui vont se soigner en France avec une prise en charge.' Néanmoins, pour Mme Nora Berra, la confirmation de la mise en place d'un comité de travail regroupant les deux organismes de sécurité sociale est bien le signé d'un contentieux financier existant. Pour M. Djamel Ould Abbès, si l'on peut parler de litige, il concernerait les cas de citoyens algériens se faisant soigner en France sans prise en charge, ce qui, du coup, selon le ministre toujours, n'engagerait pas de fait la Cnas. La secrétaire d'Etat française et le conseil scientifique de l' EHU et du CHU se réuniront dans l'après-midi pour débattre de l'équivalence des diplômes des médecins algériens et trouver une solution pour ceux qui exercent déjà là-bas. 'Un nouveau dispositif propose un examen de contrôle lié à l'exercice médical, une validation des acquis d'expérience', dira l'intervenante. Un décret devrait voir le jour dans les prochains mois en France, et d'annoncer que 4 000 médecins hors Union européenne sont concernés par ce futur dispositif. Pour sa part, le ministre de la Santé évoquera quelque 6 500 spécialistes algériens travaillant dans les hôpitaux en France, faisant le parallèle avec les régions du Sud et des Hauts-Plateaux qui connaissent un déficit de médecins spécialistes. Profitant encore de son passage à Oran, Djamel Ould Abbès annoncera l'inscription de deux nouveaux CHU pour le Sud, à Laghouat et Béchar, avec 10 milliards de DA dégagés pour le lancement de ces deux projets, ainsi que la création d'une académie de médecine en Algérie.
D. L
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