Les citoyens se plaignent
L’éclairage public fait défaut à travers l’ensemble des quartiers d’Oran, jusqu’à la périphérie, un constat que nul ne peut nier. Un constat que les citoyens ont signalé, depuis quelques mois déjà, aux instances compétentes, soit les services de la commune, mais ils ne trouvent toujours pas écho à leurs doléances.
Aux Planteurs et Ras El Aïn, des ruelles et axes principaux sont dans le noir depuis des mois disent les riverains. «L’absence de l’éclairage public a bien servi la bande des encagoulés qui sème la terreur dans notre quartier», ont déclaré des habitants des Planteurs. Par ailleurs, aux quartiers Saint-pierre, El Hamri, Saint-Antoine, Médioni, M’dina J’dida, Maraval, Cité Petit, Derb et les Castors, des ruelles ne sont pas éclairées depuis belle lurette diront des citoyens. Les quartiers huppés ne sont pas épargnés par ce problème, à la cité Emir Abdelkader et Saint-Hubert, le problème est le même. «L’absence de l’éclairage dans notre quartier est la source de l’insécurité qui règne. En fait, chaque nuit que Dieu fait, un cambriolage ou un vol à l’escalade est perpétré dans notre quartier» diront des habitants de Saint-Hubert qui ajouteront «On apprend par le biais des journaux, que les marchés de l’éclairage public sont à coup de centaines de millions et sont attribués à des entreprises privées ou étatiques mais sur le terrain, le citoyen demeure dans le noir et c’est encore des centaines de millions qui sont prélevées des impôts dont il s’acquittent et qui s’envolent en fumée».
Au niveau du quartier de Saint-Pierre, des riverains diront «on dirait que la commune fait dans le système des deux poids, deux mesures, les grandes artères sont éclairées et les ruelles des quartiers populaires sont dans le noir, ne sommes-nous pas aussi des citoyens oranais que les habitants des grands boulevards?». Il importe de souligner que même au niveau des grandes artères, l’éclairage public n’est pas assuré à 100%. En fait, un poteau sur trois est fonctionnel. Au niveau des services de la commune d’Oran, on apprendra que la défaillance de l’éclairage public est due à la fin des contrats reliant la commune aux entreprises chargées de ce chapitre. Des contrats qui ne peuvent être renouvelés sans passer par les étapes stipulées dans le code des marchés. Cependant, selon un cadre de la commune, un tel problème pouvait être évité si l’APC avait opté pour l’accord d’un contrat de trois années pour les entreprises chargées de l’éclairage public. Selon notre interlocuteur, cette procédure est légale. Il importe de signaler que seule l’entreprise EPCE continue à prendre en charge l’entretient de l’éclairage public à Oran-ville. Quant aux zones périphériques, elles en sont carrément dépourvues. Hai El Yasmine, Hai El Nour, Hai Es Sabah, sont dans le noir. D’autre part, des tronçons routiers importants sont dépourvus d’éclairage public, ceci à l’exemple du 4ème boulevard périphérique que les automobilistes évitent le soir, ainsi que la route de Hassi Bounif et l’importante route de la corniche où la défaillance de l’éclairage public a été la cause de plusieurs accidents de la circulation.
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Hafida B.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com