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Niqab et qamis, même combat !



On parle régulièrement de l'école algérienne clochardisée à l'extrême depuis son abandon à l'islamisme réfractaire à l'éveil aux autres et au progrès. On parle tout aussi souvent d'un corps enseignant dont on ne mesure plus l'incompétence à tous les paliers et qui a, depuis bon nombre d'années, pris en otage un secteur qui n'est plus de taille, y compris lorsque sa tutelle est confiée à une Nouria Benghabrit, à laquelle rien n'est épargné, à concurrencer les enseignements dispensés par des pays voisins comme la Tunisie ou le Maroc. Voilà comment un pays dont on enviait le cheminement et qui donnait le ton en la matière a livré son école au danger de charlatans érigés en enseignants. Des instructeurs-démolisseurs qui confondent insidieusement école et ablutions et ne conçoivent pas que l'éducation puisse s'organiser en dehors d'écoles coraniques qui veillent au grain. Autrement dit, à ce que des enfants formatés à bon escient se transforment à l'âge adulte en sombres abrutis conditionnés à une obéissance aveugle au service de gourous encrassés.Il n'y a donc pas qu'en matière de santé que l'Algérie a perdu sa bonne réputation. Son école publique a atteint le fond quand les enfants de ses dirigeants, sauvés d'une dégradation programmée du secteur, sont confiés aux soins d'établissements dignes de ce nom ici et ailleurs. Malgré tout, j'étais franchement loin d'imaginer que l'administration avait permis à celles qui exerçaient en son sein de s'y présenter en niqab et à ceux qui y faisaient tout juste acte de présence d'y évoluer en qamis et claquettes.
Voilà qu'une instruction émise par le Premier ministre est venue trancher la question et éclairer sur les faits qui ont gravement dégradé l'image et la réputation de l'administration. Parce que n'en déplaise aux démagogues avérés et autres manipulateurs qui flattent les vertus du laisser-aller vestimentaire pour les besoins d'une prétendue renaissance, un fonctionnaire qui se respecte devrait offrir une apparence plus avantageuse de l'institution dans laquelle il évolue.
Question ! Pourquoi avoir permis que cela se fasse pour ensuite réagir en tentant d'y mettre le holà '
M. B.
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