De notre correspondant à Oran
Mohamed Ouanezar
Malgré les nouvelles acquisitions et les nouvelles filières lancées au cours de l'année scolaire écoulée, les prévisions des responsables du secteur de la Formation professionnelle semblent avoir été faussées et sans prises sur le réel des jeunes Algériens. Pour le ministre de la Formation professionnelle, ce recul s'explique « par les progrès réalisés dans le secteur de l'Education nationale à travers les réformes engagées ayant permis à un grand nombre d'élèves d'être admis en classes supérieures», dira M. El Hadi Khaldi, ministre de la Formation professionnelle. En termes clairs, la déperdition scolaire a régressé de manière très significative, aboutissant à une baisse dans le nombre des inscrits dans la formation scolaire. Seulement, ces faits peuvent-ils, s'ils s'avèrent être réels, expliquer à eux seuls le recul net enregistré dans l'affluence vers les centres de formation professionnelle ' Cela, alors que le nombre de recalés signalés par la Direction de l'éducation à Oran est aux alentours de 3 700 élèves. Des élèves avec lesquels, selon toute vraisemblance, les responsables de la Direction de la formation sont entrés en contact, mais qui refusent toujours de se manifester par rapport aux offres alléchantes de la Formation professionnelle. En fait, il existe un certain nombre de paramètres qui concourent à cette situation de fléchissement dans le secteur de la Formation professionnelle. D'abord, les élèves issus du secteur de la Formation professionnelle trouvent de plus en plus de réponses à leurs demandes d'emploi. D'autre part, les responsables du secteur de la Formation professionnelle n'arrivent pas à trouver les formules pour établir un plan de travail et de démarches en direction des entreprises économiques pour l'établissement de conventions-cadres ou de contrats de stages et autres qui pourraient constituer un prélude à une insertion professionnelle de ces jeunes diplômés et qualifiés de la formation professionnelle. Du coup, le secteur devient rédhibitoire et repoussant pour ces jeunes en quête d'avenir et de perspectives d'embauche. Les conditions sociales étant ce qu'elles sont, les jeunes, désorientés et en mal de communication et d'informations sur les perspectives dans ce secteur, préfèrent chercher directement du travail après le cycle scolaire. On notera que dans le secteur de l'hôtellerie, la formation ne pourvoit les secteurs de la restauration et de l'hôtellerie qu'à hauteur de 2% de l'offre exprimée. Pour cette année, le secteur a mis à profit quelque 7100 places pédagogiques dans une vingtaine de centres et instituts spécialisés éparpillés sur le territoire de la wilaya. Mais la nouveauté pour cette année, c'est incontestablement le redéploiement de la formation professionnelle avec l'ouverture d'un centre dans le quartier populaire des Planteurs. Autre détail non négligeable, la formation professionnelle s'oriente vers les femmes au foyer et les femmes rurales avec des programmes d'appui et d'enseignement résidentiels. Il y a lieu de signaler que le secteur de la Formation professionnelle à Oran engrange, annuellement, une subvention publique estimée à près de 64 milliards de centimes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : O M
Source : www.latribune-online.com