Oran - A la une

"Ne rien lâcher face au régime"



Comme annoncé lors de leur 22e marche la semaine dernière, les étudiants d'Oran ont décidé hier de tenir un sit-in à la place du 1er-Novembre, en remplacement des marches traditionnelles hebdomadaires.La mobilisation de ces derniers, il est vrai, n'a cessé de diminuer depuis la fin des examens et les départs en vacances, il leur fallait donc passer à une autre forme d'action. Néanmoins, ne voulant pas renoncer à occuper l'espace public, réapproprié depuis le 22 février, un groupe d'étudiants a donc choisi cette forme d'action : un sit-in avec débat public ouvert à tous les présents sur la place du 1er-Novembre. Et le moins que l'on puisse dire est que si le nombre n'y était pas dans leur prise de parole, étudiants, simples citoyens et quelques enseignants sont allés dans le même sens : ne rien lâcher face au régime "face à la îssaba", "résister pacifiquement" et, surtout, "renforcer, encourager et protéger le mouvement populaire".
Des citoyens ont estimé que c'était leur devoir d'être aux côtés des étudiants. "Ce sont eux les futurs cadres du pays, nous ne devons pas les abandonner maintenant", lâchera un homme présent lors du sit-in.
D'autres se sont interrogés sur l'absence, à de rares exceptions, des enseignants qui ne jouent pas leur rôle auprès de leurs étudiants. "Ce sont eux l'élite, les intellectuels, les hommes de sciences et du savoir, ils doivent jouer leur rôle vis-à-vis de la société", dira un citoyen. Les étudiants, quant à eux, estiment qu'il faut résister et poursuivre le combat, car le régime est toujours là, et les tentatives de réprimer les étudiants sont là. À l'occasion de cette action, les étudiants ont demandé aux présents de s'exprimer librement via des dazibaos apposés sur la stèle de l'Emir Abdelkader.
On y retrouvera tous les mots d'ordre et les revendications du mouvement populaire : "Gaïd rass el îssaba", "Un Etat civil et non militaire", "Libération des détenus d'opinion", "On vous aura pacifiquement"...

D. LOUKIL
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