
Ces prénoms d'origine arabe sont très courants en Algérie. Ils dérivent du verbe "nasama" qui signifie "souffler doucement (vent), se répandre légèrement (odeur), aspirer l'air''. Le masculin, Nassim a le sens de "vent qui souffle doucement, air, vent léger et doux, vent rafraîchissant en période de chaleur'', son pendant féminin, Nassima, est un diminutif du précédent et signifie "brise légère". Deux autres prénoms féminins, issus du même verbe, sont Nasama, de même sens et Ansam, pluriel du précédent. Si les deux premiers prénoms sont courants dans l'onomastique algérienne, les deux derniers sont d'introduction récente.On sait que dans la tradition maghrébine, les principaux vents, en arabe dialectal, sont appelés en fonction de la direction dans laquelle ils soufflent : ainsi, le charqui, le vent d'est (de charq "Est, Orient"), gharbi "vent d'ouest" (de gharb "ouest"), le quabli "vent du sud-ouest", nommé ainsi, par rapport à la qibbla, la direction de la Mecque... Le nassim n'est pas, à proprement dire, un nom de vent, mais une sorte d'épithète qui caractérise un vent frais et reposant... Ce n'est pas le cas du semoun, le sirocco, qui souffle du sud. D'origine saharienne, il remonte vers le nord et atteint les pays du sud de l'Europe. Les Anciens avaient peur des vents, notamment le vent du sud qui assèche les courts et les points d'eau et arrache les plantes. Au Ve s. avant JC, Hérodote évoquait un étrange évenement : des peuplades berbères, à la lisière du désert, les Psylles, ont livré la guerre au vent : "Ayant tenu conseil entre eux, ils résolurent, d'un consentement unanime, d'aller faire la guerre au vent du midi. Je rapporte les propos des Libyens. Lorsqu'ils furent arrivés dans les déserts sablonneux, le même vent, soufflant avec violence, les ensevelit sous des monceaux de sable. Les Psylles détruits, les Nasamons s'emparèrent de leurs terres". Dans la tradition musulmane, le vent est un bienfait de Dieu, puisqu'il peut annoncer la pluie qui féconde de sol. Mais il peut constituer aussi un châtiment : il provoque alors des inondations et des crues, et, dans le Coran, il a été l'instrument du châtiment. C'est ainsi qu'un vent détruisit le peuple impie de ?Ad qui refusait de croire en son prophète Houd. .M. A. Haddadou[email protected]/* */
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M A Haddadou
Source : www.liberte-algerie.com