Oran - Revue de Presse

Naissance de la religion



Naissance de la religion Depuis des millénaires alors que l’homme savait à peine parler et que, perdu dans la nature impitoyable, aveugle et désarmé devant les éléments qui l’écrasent, cet homme a senti qu’il était chez quelqu’un, que tout ce qui l’entourait et lui même avaient été faits par quelqu’un et étaient régis par quelqu’un. Dans son ignorance et ses errements, il s’est arrêté à la première force qui lui a paru suprême. Il a adoré la pierre, il a ensuite adoré le feu, il a adoré le soleil ou les étoiles...Ibrahim a erré aussi dans cette nuit de solitude. En voyant une étoile monter au firmament, il dit :»Voici mon Dieu». Quand l’étoile disparut, il dit:»je n’aime pas les éphémères». Il en fut de même de la lune. Quand il vit enfin le soleil, il dit :»Voilà bien mon Dieu, il est plus grand que les autres». Quand le soleil se coucha à son tour, il s’écria :»Mon Dieu est celui qui les créa tous ensemble et qui a crée toutes choses». Qu’a fait Ibrahim sinon crier une vérité tangible qui frappe l’esprit si elle ne frappe les sens. On l’a jeté au bûcher. Mais pourquoi donc ? Voilà tout le problème : pourquoi donc ? Les gens de son époque vivaient suivant la loi de la jungle : le plus fort mange le plus faible, le droit c’est la puissance, l’avenir c’est le néant, on meurt et c’est fini. A t-on jamais vu un mort se lever de sa tombe ? Sornettes et histoires des anciens. Il est tellement plus simple de se fabriquer un dieu de terre cuite ou même de granit, ou même plusieurs dieux, pourquoi pas ? On se fait des dieux sur mesure. C’est ce qu’ils faisaient Pharaon est plus malin encore qui se prend pour un dieu lui même. Comme cela, il a enfin la paix puisqu’on ne lui obéit pas seulement mais on l’adore. Il est de notre nature humaine de fuir toute abstraction. On dessine, on sculpte. Mais on oublie que la représentation d’une chose vivante la fige dans nos esprits au stade où on l’a représenté. D’autres ont dit: «Dieu, c’est notre Prophète, c’est le fils de Dieu, c’est en même temps Dieu lui même». il est tellement commode de posséder son Dieu, de le tenir et de lui faire dire ce que les passions dictent. D’autres ont pris pour Dieu les anges, le diable, leurs prêtres ou leurs seigneurs. Mais l’Homme n’est-il pas tout autant plus ou moins adorateurs de quelque chose d’autre que Dieu. Ce Dieu qu’on ne peut ni voir ni toucher, qui est présent partout et qu’on ne voit nulle part, ce Dieu «que les regards ne rattrapent pas alors qu’il attrape les regards», ce Dieu Omniscient, Omnipotent et qui ne laisse partager Son empire absolu. A suivre... Dr Salaheddine Kechrid
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