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Le ton est donné au sein du MSP (Mouvement de la société pour la paix). Après des semaines de retenue, le président de l'ex-Hamas, ne mâche plus ses mots et déclare sans ambages que le chef de l'Etat est utilisé par des opportunistes comme une «poupée de chiffon». «Le président malade est devenu une marionnette entre les mains d'opportunistes et de forces obscures qui veulent l'imposer à tout prix», a déclaré hier Abderrazak Mokri, le président du MSP, à l'occasion du conseil national du Madjliss Echoura, tenu au siège du parti à Alger.Pour lui, il ne fait aucun doute, ces «forces obscures» ne veulent reculer devant rien pour imposer encore une fois aux Algériens l'actuel président de la République.«L'élection présidentielle n'intéresse nullement le MSP mais nous affirmons que 50 années de perte de temps suffisent», affirme M Mokri avant d'avertir qu'il serait mortel de perdre encore davantage de temps alors que tous les Algériens s'attendent à des changements.Le président du MSP a indiqué en ce sens que son parti a rencontré plusieurs responsables de l'Etat dans leurs bureaux et a mis en garde contre la gravité de la situation qui prévaut en Algérie. Mokri affirme que les responsables en question n'ont trouvé ni fourni aucune réponse aux «préoccupations» soulevées par son parti. Le responsable du parti islamiste est convaincu que l'élection présidentielle du 17 avril représente un «virage dangereux» pour le pays mais aussi toute la société algérienne à cause de «ce coup de force» des opportunistes qui continuent, dit-il, de parler au nom du chef de l'Etat alors que ce dernier s'est confiné dans un «mutisme» assourdissant.En fait, selon les explications du président du MSP, tous les ingrédients pour un «dérapage» sont aujourd'hui réunis à l'occasion de cette élection en soulignant par ailleurs que le changement reste possible.Abderrazak Mokri, contrairement au discours officiel, affirme que la situation économique et politique du pays est catastrophique et périlleuse.«La stabilité du pays est devant un réel danger», tonne le chef du MSP pour qui la corruption qui a gangrené l'Algérie jusque dans ses fondements ne présage rien de bon. Le danger est tel que des entreprises étrangères font carrément du chantage à certains responsables algériens en les menaçant de révéler d'autres dossiers de corruption. Le chef du MSP est par ailleurs catégorique. Après avril 2014 le désenchantement va envahir nombre d'Algériens. L'Algérie ne pourra plus accorder de subventions du fait du recul des exportations des hydrocarbures qui s'amenuisent de jour en jour.Mokri, se basant sur un rapport élaboré par un expert britannique, affirme que notre pays ne pourra plus produire ni exporter d'énergies fossiles à partir de 2023.«Le choc sera plus grave que celui de 1986», de l'avis du président du MSP qui craint une «implosion» et même une «scission» du pays.Enfin, il y a lieu de souligner que la question de la participation du MSP à la prochaine élection présidentielle devrait être tranchée aujourd'hui par les membres du Madjliss Echourra.


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