Le palais des sports Hamou-Boutlélis d'Oran a abrité, hier, une rencontre régionale des cadres du parti FNA (Front national algérien) avec la participation de dix wilayas de l'ouest du pays. Prévue à 10h, la rencontre a débuté avec deux heures de retard. Lors de son allocution, Moussa Touati a brossé un tableau exhaustif sur la situation du pays. 'Nous vivons des crises répétitives. Crise de logement, crise du chômage' Et maintenant crise de la neige et du gaz butane', martèle le président du FNA, avant d'ajouter : 'Démissionnez ! Laissez le peuple prendre son destin en main. Les jeunes vont créer une vraie révolution lors des élections prochaines.'
Ainsi, le patron du FNA est pour un vote massif pour déloger les actuels locataires du pouvoir. 'Nous ferons une révolution tranquille et paisible. La politique de l'importation des bananes et des bateaux de blé est révolue. Il est temps d'encourager nos fellahs au travail de leurs terres'. Profitant de la journée du chahid qui coïncide avec le 18 février, Moussa Touati a fustigé la politique extérieure du pays. 'Où est passée la loi sur la criminalisation de la colonisation française ' Les principes des chouhada ont été bafoués. Et quand le chef de notre diplomatie déclare que sans l'indépendance du pays, nous serions aujourd'hui membre de l'UE, c'est inacceptable !' s'indigne le premier responsable du Front national algérien.
D'autre part, l'orateur a encouragé les jeunes à aller voter car il juge que seule l'urne apportera le changement bien qu'il ait lancé que le pouvoir tente de jouer aux quotas pour les échéances prochaines avec la bénédiction des observateurs étrangers. 'Nous souhaitons que cette fois-ci la transparence sera une réalité et qu'on arrête la fraude et le système des quotas. Vous les jeunes, c'est votre avenir qui est en jeu. Surveiller les urnes. C'est aux décideurs de devenir harragas et doivent quitter le pouvoir usurpé depuis 50 ans, et non pas vous, les jeunes', déclare Moussa Touati à une assistance acquise à sa cause.
Concernant, la dernière crise du froid, le président du FNA n'est pas allé avec le dos de la cuillère à propos de la gestion de la crise.
'Comment est-il possible qu'un pays exportateur de pétrole et de gaz n'arrive
pas à offrir une bonbonne de gaz butane à son peuple dans la détresse '' s'interroge-t-il.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Noureddine BENABBOU
Source : www.liberte-algerie.com