Moussa Touati attribue le recul de son parti à l'APN à l'attitude adoptée par certains de ses cadres, mais aussi à la fraude qui aurait, selon lui, entaché les élections du 10 mai dernier.
Il s'exprimait, hier à Oran, lors d'une rencontre régionale organisée par le FNA en prévision des échéances électorales prochaines. «Certains militants commencent à regarder de haut les gens du peuple en considérant qu'ils sont meilleurs qu'eux et c'est cette attitude qui a fini par se retourner contre les candidats, car l'Algérien n'aime pas qu'on le sous-estime», a-t-il expliqué pour ensuite relativiser l'échec de son parti en considérant que la fraude a «contribué à la débâcle». Le contexte dans lequel s'est déroulé le dernier scrutin est caractérisé par une concurrence plus dure, avec l'entrée en lice de près de 70 partis politiques.
Le chiffre est pris en considération par le président du FNA, qui voit d'un mauvais 'il la prolifération de formations politiques. «Nous ne pouvons pas utiliser le terme corruption, mais nous disons que la politique est devenue beaucoup plus une affaire commerciale qu'un combat d'idées», indique M. Touati, pour qui beaucoup de nouveaux partis utilisent en réalité leurs entrées au sein de l'administration ou le pouvoir de l'argent pour se mettre en valeur.
Interrogé, lors d'un point de presse improvisé à l'issue de la rencontre, au sujet d'un probable appel à une contribution financière des candidats pour les élections locales prochaines, comme ce fut le cas pour les législatives, Moussa Touati n'a pas répondu à la question, mais il a une fois de plus réitéré l'idée que les sommes demandées aux candidats à l'APN devaient juste couvrir les frais de campagne. «Nous sommes les seuls à avoir adopté une démarche transparente et nous l'avons dit ouvertement à l'époque : les contributions des candidats devaient couvrir les frais de campagne, car cela nécessitait des dépenses, mais les médias ont amplifié la chose et sont allés loin en parlant de monnayage des places sur les listes.»
Réagissant à une question sur la non-attribution de portefeuille ministériel au FNA, Moussa Touati a eu la réflexion suivante : «Depuis quand le régime consulte les partis pour la formation du gouvernement '» Pour lui, il n'est pas question que son parti participe à ce qu'il qualifie de «mascarade». L'actuel gouvernement a, selon lui, la mission de préparer les élections et la révision constitutionnelle.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D B
Source : www.elwatan.com