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MOTS POUR MAUX



MOTS POUR MAUX
Après le fer à cheval, El khamsa et l'?il illustré dans la paume de la main. En notre temps, le vieux pneu reste très convoité. Si les vulcanisateurs les déposent sur leurs locaux pour identifier leur activité et les émeutiers les brulent pour barricader les axes routiers, d'autres personnes, d'ailleurs nombreux » l'accrochent au fronton de leurs maisons pour conjurer le mauvais ?il ! Il est considéré comme un fétiche qui éloigne le malheur et le mauvais ?il. Selon leurs utilisateurs, bon nombre de morts, gisant dans les cimetières, est le fait du mauvais ?il. Comme toute superstition, le mythe du pneu usé devant les devantures, censé écarter le mauvais ?il, ne repose naturellement sur aucun substrat rationnel. Une vaste fumisterie en somme, ?uvre de parano, dont la crainte irraisonnée n'a d'égale que leur crédulité. Le reste n'est qu'affaire de suivisme et d'ignorance crasse. Cette pratique anachronique très usitée n'épargne ni démunis, ni riches. Rares sont les habitations individuelles qui n'offrent pas ce contraste saisissant : une antenne parabolique, signe de la modernité et d'ouverture sur l'universalité trônant à côté d'un pneu usagé, survivance d'un réflexe médiéval, archaïque et stérile ! Il s'en trouve même des personnes qui ont investi des fortunes colossales pour ériger leurs villas finissent par accrocher un vieux pneumatique. Tant qu'à faire, ne seraient-ils pas mieux inspirés, ces pneus d'augmenter le nombre jusqu'à former un tas autour de leurs demeures. Censés détournés plus rapidement le regard, les pneus agiraient comme autant de remparts contre le mauvais ?il et le mauvais sort. Pour procurer la tranquillité et le repos de l'âme. Toutes les balivernes et pneumatiques ne sont-ils pas le fruit d'une imagination ' Si on ne s'intéressait qu'à nous, ce serait peut-être mieux et notre moral s'en sentirait encore mieux. Malgré le temps, ces rites persistent toujours et n'ont aucune corrélation avec ce que l'islam nous a enseigné.


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