«Le Festival se déroulera dans de très bonnes conditions»
Après avoir enregistré deux reports successifs, la première édition du Festival institutionnalisé de la chanson oranaise aura lieu, du 16 au 21 octobre 2008, au Palais des Sports Hamou Boutlélis d’Oran. Ce sera ainsi le premier grand événement artistique qu’abritera la ville d’Oran après la délocalisation à Sidi Bel-Abbès du Festival national de la chanson raï. La voix de l’Oranie s’est rapprochée de Mme Rabéa Moussaoui, directrice de la Culture de la wilaya d’Oran et commissaire du Festival, pour avoir de plus amples informations sur les préparatifs de ce grand rendez-vous qui consacre la musique et la chanson oranaises.
-La voix de l’Oranie: La première édition du Festival de la chanson oranaise aura lieu dans une semaine. Où en sont les préparatifs?
-Mme R.Moussaoui: Je voudrais saisir cette occasion qui m’est offerte après le ramadan pour souhaiter à la population d’Oran et à tout le peuple algérien une bonne fête de l’Aïd et leur présenter mes vœux de santé et de prospérité. Quant aux préparatifs de cette première édition du Festival de la chanson oranaise, je tiens à souligner d’abord que nous sommes très heureux de recevoir cet événement historique à Oran. Historique, certes, mais pas nouveau parce que cet événement a déjà existé par le passé et a fait partie intégrante de notre patrimoine. La chanson oranaise a un passé millénaire qui remonte à la chanson bédouie, depuis l’époque des chouyoukhs connus, cités et vénérés par les générations qui nous ont précédés et qui sont encore évoqués comme Cheïkh Hamada ou Cheïkh El Khaldi, grandes figures de la poésie populaire. La poésie populaire a toujours agrémenté les soirées de nos aïeux à l’époque où il n’y avait pas encore de télévision, notamment lors des réunions durant le mois de ramadan ou les soirées religieuses. Le Festival a été institutionnalisé en 2008 par Mme la Ministre de la Culture, cela veut dire qu’il aura désormais sa place à Oran et qu’il est appelé à se tenir chaque année. Le but de ce Festival, c’est d’abord de sauvegarder les traces de notre passé et notre patrimoine. Il faut souligner que, pour l’organisation de cet événement, nous avons obtenu le soutien indéfectible de M. le wali d’Oran qui accorde une grande importance à la réussite du Festival et cela nous encourage énormément. Nous avons aussi le soutien de M.le président de l’APC et de toutes les institutions d’Oran. Je suis convaincue que le Festival va se dérouler dans de très bonnes conditions.
-C’est certes un événement important qui se prépare mais qui cependant n’a presque pas été médiatisé. Quelle en est la raison?
-Il va l’être. Nous sommes en train de le préparer d’une manière académique parce que le but, comme je vous le disais, est de revaloriser notre patrimoine mais aussi de former notre jeunesse et de la sensibiliser sur notre identité. Les préparatifs battent leur plein, nous sommes à la dernière phase.
-Le Palais des Sports est donc le seul espace retenu pour le Festival?
-Les galas uniquement vont se dérouler au Palais des Sports. La Maison de la Culture va, quant à elle, abriter une grande exposition sur la thématique de la musique oranaise dans son ensemble, une exposition qui regroupera nos traditions et tout le patrimoine qui se rapporte à la musique oranaise. Parallèlement au Festival, nous avons prévu un cycle de conférences qui seront animées par des universitaires, des écrivains, des gens qui ont fait des recherches sur la musique et la chanson oranaises et qui traiteront de l’histoire et l’évolution de la chanson oranaise.
-Vous pensez que la période choisie est appropriée pour l’organisation du Festival?
-Le Festival a été reporté par deux fois. En été, les gens sont en vacances. Il fait chaud, les gens se dispersent. On a jugé utile de différer l’événement pour une meilleure préparation, d’une part, et pour qu’il y ait un public beaucoup plus important, d’autre part.
-Vous pensez que le public sera au rendez-vous?
-Oui, Inch Allah. Pourquoi pas, nous allons tout faire pour cela.
-Le Festival va durer six jours. Aujourd’hui, les représentants de la chanson oranaise ne sont pas si nombreux. Comment comptez-vous combler les plateaux?
-Vous savez les préparatifs ont commencé il y a quelques mois. Nous avons fait des recherches, nous avons touché les wilayates limitrophes de Relizane, Saïda, Aïn Témouchent, Tiaret, Mostaganem, Sidi Bel Abbès et on aura même des chanteurs d’Alger, pourquoi pas.
On se doit de faire participer tout le monde. L’objectif du Festival est aussi d’encourager les jeunes talents et à leur donner une chance en les faisant participer aux soirées.
Â
Propos recueillis par G.Morad
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com