Une conduite maîtrisée du développement est fortement conditionnée par la disponibilité d'une planification définie sous forme de feuille de route couvrant tous les secteurs. Il s'agira d'assurer la pleine mobilisation des potentialités du pays et de disposer d'une vision globale et cohérente du développement économique et social à long terme s'articulant autour de quatre lignes de force : l'élaboration de perspectives de développement économique et social à moyen et long termes qui serviront d'ancrage à chaque étape ; le renforcement du système national d'information statistique et l'amélioration de sa production en quantité et en qualité ; un suivi performant des activités économiques et sociales et la mise en place de capacités d'évaluation des politiques publiques ; une conduite maîtrisée du développement permettant à l'économique de générer une croissance soutenue, créatrice d'emplois et moins dépendante des recettes pétrolières et qui prendrait appui sur un cadre macro-économique stable et favorisant la croissance.Il faut bien se convaincre qu'une augmentation générale des revenus du travail, sans contrepartie d'une amélioration du niveau réel de productivité, menacerait la stabilité macro-économique, ainsi que la viabilité de nombreuses entreprises, avec tous les effets que l'on peut imaginer sur le niveau de l'emploi ; Aussi le niveau et la qualité de la croissance doivent être déterminés, pour l'essentiel, par la productivité du travail. La relation salaire-productivité doit s'imposer, à tous, y compris, et surtout, au secteur industriel public, manufacturier, en particulier, qui est en régression régulière. Dans ces conditions et pour articuler positivement les contraintes économiques, financières actuelles et les attentes sociales, les partenaires sociaux devraient adopter une position réfléchie, pondérée, qui privilégie l'intérêt collectif du monde du travail et celui de la Nation sur les intérêts catégoriels et également la pérennité d'un environnement économique performant pour favoriser le développement de l'entreprise, tant pour la reconquête du marché national que pour l'exportation : climat de l'investissement, organisation du marché du travail, stratégies et politiques sectorielles, système incitatif et soutien direct de l'Etat.
La maîtrise du développement exige de fait la mise à niveau des activités économiques prenant appui sur la cohésion sociale et la stabilité des grands équilibres économiques du pays et qui constituent avec le renforcement d'institutions fortes et efficientes, les bases d'appui nécessaires à l'amélioration du processus pérenne de développement économique et social. Au plan externe, il s'agira de la recherche d'une intégration compétitive dans l'économie mondiale afin d'amorcer le processus de rattrapage économique. En effet, il faut être attentif aux incertitudes, aux risques liés aux évolutions technologiques internationales, et aux fluctuations des prix internationaux.
Cela signifie qu'il serait question de prendre la mesure de l'intensité accrue de la concurrence tenant à la fois à l'ouverture de l'économie nationale, mais également à la participation de plus en plus grande des économies au commerce mondial et au mouvement des capitaux.
Mais, parallèlement, à l'instar d'autres pays dans le monde à la recherche de l'émergence, il faut tenir compte des avantages qu'il offre : en améliorant l'attractivité de l'économie, la mobilisation des ressources externes (investissements, technologies, savoir-faire pour un meilleur développement des ressources internes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : B C
Source : www.lemaghrebdz.com