Considéré, à tort, comme un simple point de passage, à mi-chemin, pour
rallier la Corniche, Mers El-Kébir a été, de tout temps, mal loti en matière de
voirie. A tort aussi, on a toujours mis sur le compte de cette commune les
projets sectoriels touchant la RN 2. Cependant, la voirie urbaine de « La Marsa
» elle-même sombre dans les oubliettes depuis belle lurette. De dégradation en
dégradation, avec l'usure du temps et faute d'entretien, les voies intra-muros
du village chef-lieu et de ses agglomérations éparses (Sainte Clotide, Longs-Champs,
Roseville, Haï Ouarsenis - ex-Plateau Saint George -) sont aujourd'hui dans un
piteux état. Faut-il en blâmer seule la wilaya pour « abandon de commune » et «
iniquité dans le partage de PCD » ? Affirmer cela, serait un jugement expéditif
fondé sur un diagnostic plutôt évasif. Car, de fait, les plans communaux de
développement, l'APC de Mers El-Kébir en a eu, quoique occasionnellement, mais
c'était toujours l'exécution des projets qui était lacunaire et très
approximative.
Très souvent, le marché public atterrissait sur une entreprise en quête
de gain facile, même au mépris des normes. Et le paysage est là pour en
témoigner. C'est valable aussi bien pour la voirie et les ouvrages de VRD,
notamment pour l'assainissement des eaux usées que pour les équipements publics
et l'aménagement urbain. En l'espèce, le fameux centre culturel qui devait
pallier un tant soit peu le vide sidéral dont souffre la jeunesse locale, mais
qui depuis des lustres demeure à l'état de carcasse jouxtant l'ancien cimetière
arrivé à saturation, n'est qu'un autre témoin du bâclage et du mauvais usage
des fonds publics alloués à cette municipalité afin d'améliorer le cadre de vie
de ses 16.000 âmes. Saisissant l'opportunité de la priorité qui sera accordée
par l'Exécutif en 2009 pour la voirie, l'APC de Mers El-Kébir vient de
présenter à la wilaya un dossier consistant de prépositions, faisant état de 11
routes, chemins de wilaya (CW) et chemins vicinaux (CV), à réhabiliter. Il
s'agit de la demande de réfection, entre autres, de la Rue Mohamed Khémisti,
dans le tissu urbain du chef-lieu de la commune, la réfection et l'aménagement
du CV 2 reliant Mers El-Kébir ville à Haï Ouarsenis et la Cité des 105
Logements, la réfection et la remise en état de la rue Zemouchi Saïd et le tronçon
de la route reliant la RN 2 à Haï Ouasenis. Le chemin non classé reliant le CW
44 au CV 2, le CV 1 reliant la RN 2/Sainte Clotide à Haï Ouarsenis figurent
également parmi les segments routiers faisant l'objet d'une demande
d'inscription en PCD.
Un tronçon stratégique, puisque reliant, via le giratoire de Roseville,
la RN 2 au CW 44 et la Corniche supérieure, est quant à lui dans un état «
catastrophique ». Ce chemin, qui bifurque au niveau du lieu-dit Aïn Khédidja
vers la Corniche supérieure, a subi un vrai massacre lors du très controversé
projet d'éclairage public, lequel chantier a laissé plus de séquelles sur la
route qu'il n'a résolu de problèmes.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : H Saaïdia
Source : www.lequotidien-oran.com