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Mémoires anachroniques de l'Andalousie perdue



La nature de ces rapports, dira bien plus tard Tajeddine Bennani, auteur de plusieurs ouvragessur la civilisation islamique, n'a pas toujours été caractérisé par la sérénité et l'acceptation de l'autre. Il s'agit de relations passionnelles bilatérales faites de fascination et de réactions de défense, d'attirance et de rejet, d'amour et de haine, d'identification et de négation, d'estime et d'incompréhension. Ces réactions sont fonction du temps et du rapport de force.Mais qu'on fait nos souverains ? s'ils étaient un tant soit peu intelligents et habiles ?, n'allaient-ils pas se ressaisir devant une telle atmosphère d'adversité, arrêter leurs dissidences, leurs querelles et s'unir, plus que jamais, pour confronter leurs idées avec celles de ceux d'en face, dans le même esprit et les dispositions de 711 quand ils conquéraient les terres de la péninsule ' «Si ce n'est pas l'apport des musulmans dans le redressement du monde, l'Occident ne serait pas là où il est aujourd'hui», reconnaissent cette influence beaucoup de savants et de chercheurs européens. Plus encore, tout le monde reconnaît cela, mais cependant, tout ce monde sait que si les musulmans comprenaient la véracité de leurs messages, ils seraient les maîtres du monde. C'est alors qu'en pleine narration, Abou Skander haussait le ton et disait avec des mots durs, qui lui partaient du plus profond de lui-même, ce que d'aucuns n'ont pu exprimer franchement, courageusement : - Fallait-il abandonner tout un royaume qui nous a pourtant appartenu parce que nous l'avons soigné et développé ' Fallait-il le fuir, sous le fallacieux alibi de la «Reconquête», et plus tard de «l'Inquisition», et laisser les Ibériques, les Celtes, les Romains et les Wisigoths «vivre tous seuls» sur ces terres qui ont été soigneusement travaillées, et dans ces villes qui ont été parfaitement édifiées et ordonnées par nos ancêtres ' Fallait-il sortir de la péninsule, chassés par les Espagnols, parce qu'ils prétextaient «assurer la pureté de leur sang et de leur religion», même si nous savions qu'ils appauvrissaient leur propre culture, jusqu'à la rendre quasiment exsangue...' Aurions-nous été convaincus, et par la suite complexés, d'avoir été considérés comme des «colonialistes» par ceux-là mêmes qui réclamaient leur paternité sur la péninsule que nous avons, selon eux, envahie comme des sauvages ' La réponse à cette accusation nous la donnons en faisant état de «merveilles» que nous avons édifiées et?, laissées sur place. La réponse nous la donnons également en réitérant, à chaque occasion, les affirmations de sages personnages qui ne peuvent être comptés parmi les opportunistes ou les poètes de palais, et encore moins parmi les gens de notre religion et de notre race. «Ce n'était pas une invasion qui s'imposait par les armes, c'était une société nouvelle qui poussait de tous cotés ses vigoureuses racines.», disait Blasco Ibanez, sans contrainte et avec toute la lucidité dont est imprégné l'intellectuel. Ce sentiment de perte de l'Andalousie a été de même exprimé par ce poète dramaturge, natif de Fuente Vaqueros près de Grenade, Federico Garcia Lorca qui écrivait : «Ce fut un événement désastreux, même si l'on nous dit le contraire à l'école. Une civilisation admirable, une poésie, une architecture et une délicatesse uniques au monde, tout était perdu... » C'est en effet malheureux, disait encore Abou Skander, et là nous arrivons à l'essentiel. Il faut dire les choses crûment, sans les envelopper de complaisance pour qu'elles paraissent plus abordables et accessibles à notre compréhension, en tout cas plus franches et plus sincères. La civilisation musulmane, malgré l'intérêt que lui manifestaient de grands souverains et les pas de géant qu'elle a fait dans le monde de la recherche, de la découverte et des applications pratiques qui ont émerveillé l'Occident, n'a pu se perpétuer et s'enrichir pour évoluer davantage. Il y a en cela des causes qui sont à l'origine de ce blocage malheureusement, après une période d'essor, voire de somptuosité et de générosité. L'opulence, la perversité, la léthargie, l'illusion, la cupidité, l'épicurisme, ensuite les divisions, les alliances contre-nature, la traitrise, les coups d'Etat, les complots, les assassinats, et d'autres comportements réprouvés par la morale, ont été hélas les caractéristiques d'un bon nombre de nos souverains qui se succédaient et concouraient à l'arrêt de la glorieuse civilisation musulmane. «Toute communauté qui se voit affectée par l'un de ces facteurs tiendra la caravane par la queue et enregistrera un grand retard», devait préciser Cheikh Ousmane Mbow, dans une conférence à Dakar. Comme pour la civilisation musulmane, nos empires et nos royaumes, qu'on souhaitait voir toujours debout, n'ont pas «démérité» en présentant de vaines figures de par l'inconscience, voire de par la stupidité de leurs dirigeants. C'est ainsi que dès lors qu'ils aient perdu leur fermeté par une mauvaise gouvernance, qu'ils n'aient pas agi pour l'amélioration constante de la vie de leurs sujets, que certains ou même plusieurs n'aient pas encouragé le savoir, l'ouverture et la connaissance mutuelle, l'initiative et les réformes, qu'ils n'aient pas appliqué la justice et encouragé l'exercice de la démocratie, enfin, qu'ils se soient adonnés à toutes les turpitudes condamnées par l'esprit et l'éthique, personne n'ait pu les empêcher de «tomber dans la mutation et la débandade». En d'autres termes, personne ne pouvait aller à l'encontre de leur destin, parce que personne ne pouvait changer leurs conduites ni même leurs attitudes envers leur pouvoir et leurs citoyens, car peut-on transformer les diables, les nôtres, en anges de douceur ' Un des poètes andalous disait de cette époque mouvementée et de ses souverains, dans un style métaphorique très correct, très recherché : La situation ne changera pas, tant que le roi persiste dans la tyrannie, L'ombre d'un bâton peut-elle se redresser, quand ce dernier est tordu ' A cela s'ajoute le fait qu'un autre travail de sape se faisait de l'autre côté, chez les chrétiens. En effet, après la «Reconquista» et les persécutions religieuses qui s'en ont suivi, presque la totalité des ?uvres laissées par les Andalous, savants, écrivains, artistes, chercheurs et autres érudits dans divers domaines, a été détruite par les nouveaux maîtres de l'Andalousie, même si les observatoires de Cordoue et de Tolède jouissaient a l'époque d'une grande renommée. Enfin, il reste qu'avec tout cet héritage, «nul ne se doutait, comme disait un islamologue, dans «1492. La chute de Grenade», que le soleil de l'Islam qui s'était levé sur l'Espagne se coucherait un jour, que les appels à la prière lancés du haut des minarets seraient remplacés par le son des clochers, que le droit musulman et la tradition du Prophète Mohamed (QSSSL) cesseraient d'être enseignés, que cette terre qui diffusait dans le monde entier la prose et le vers arabes se soustrairait à l'arabité. Mais tel fut le destin», dur, mais logique et juste, au regard de tous les moments de fortunes et de disgrâces, de trahisons et d'alliances, d'intrigues incessantes et de révoltes de palais. 20- Que reste-il de ces huit siècles de présence en Andalousie ' Là, un des descendants d'Izemis, vivant en notre siècle, ayant pour nom Manil Ibnou Abi El Qacem ? je l'ai voulu ainsi, pour les commodités du récit ?, se permet de répondre aux questions que pourrait se poser le commun des mortels dans cette confusion de faits et d'événements tout aussi importants que malheureux. C'est une charge de peines qui s'exprime à travers ce dialogue pour se terminer enfin, avec cet espoir que sustente le souvenir d'un passé à jamais révolu, mais glorieux quand même et plus qu'abondant sur le plan des legs et des valeurs. Ecoutons-le pleurer cette sacrée odyssée de huit siècles quand, épris de nostalgie, il pousse par mégarde ce malencontreux soupir qui est sur les lèvres de tous et qui en dit long : «Que reste-il de ces huit siècles de présence en Andalousie ' » - Une bonne question, un peu dure cependant, mais nécessaire?, répond-il, sur-le-champ? Et il continue. Dure, en effet, parce qu'il y a cette déception et ce chagrin incommensurables qui resurgissent dès lors qu'on aborde un sujet de cette propension. De là, nous lui posons d'autres questions pour en savoir plus sur nos ancêtres. Ainsi, nous les formulons de cette manière, plus conciliante, et explicitement plus clémente : - Avec tout ce patrimoine, où sommes-nous aujourd'hui, et que nous reste-il de cette grande civilisation en Andalousie ' - Je suis tenté de vous répondre, réplique Manil, de la manière la plus élémentaire, et peut-être la plus choquante : rien ! Mais le génie qui est en nous, nous entraîne vers la pente douce de la fatalité qui nous fait accepter cette destinée inévitable en un enchainement secret et un ordre réglé de tout temps par la Providence. A partir de là, nous nous résignons et disons que le sort qui nous a emportés, il a des siècles, il faut le porter courageusement, il faut l'assumer, il faut l'accepter. Alors, quand on perçoit les choses de cette manière on finit par se résigner que la meilleure partie de notre génie se compose de souvenirs. C'est le seul legs qui nous reste, car lorsque nous ne pouvons nous rappeler du passé?, nous sommes condamnés à le répéter. Que reste-il donc de ces huit siècles de présence en Andalousie, à part cette clé de ma famille ' Je suis à l'aise pour l'explication, repart Manil avec une certaine assurance. La réponse, après avoir été convaincu qu'elle est là, tout près, sans illusion, nous fait admettre qu'on finit par n'être plus qu'une occasion de se souvenir. Eh bien, nourrissons-nous de mémoires, et c'est déjà mieux que rien ! Crions, comme Eugène de Guérin : «Ô puissance des souvenirs ! Ces choses mortes me font, je crois, plus d'impression que de leur vivant et le ressentir est plus fort que le sentir» Partant de cette évidence, voyons ce qu'il résulte de ces souvenirs. Eh bien, un premier sentiment nous hante, il est naturel, il est inéluctable : la nostalgie. C'est alors que des noms se bousculent dans nos têtes, beaucoup de noms de mémorables combattants, les nôtres, de grands savants et de célèbres hommes politiques, également les nôtres, qui ont laissé de belles traces et concouru à l'expansion du savoir dans le monde. Mais encore ! crions-nous à l'unisson. Il y a des dates qui défilent, nous rattrapent, nous accrochent et nous fuient,
comme dans le jeu de cache-cache. Beaucoup de dates qui nous rappellent nos victoires ou nos défaites devant des adversaires brûlants d'ambition de nous avilir et ne perdant pas espoir de nous reprendre un jour ce que nous leur avons conquis, il y a bien longtemps. Il reste le bon souvenir pour l'ensemble des Algériens. Il reste le souvenir de ces Berbères authentiques qui ont engagé dans la bataille, en l'an de grâce sept cent onze (711), des hommes, des vrais à l'image des Tariq Ibn Ziyad et Izémis qui, à leur tour, ont transmis à leurs descendants toutes ces valeurs qui les ont fait héros dans un combat de longue haleine, à travers les siècles. Ces jeunes de Césarée, devenue Cherchell bien après la conquête de la péninsule Ibérique, ces autres jeunes d'Icosium, d'Ighil Gili, Tedellis, Cartenna, Murustaga et autres villes algériennes, Hippone ou Cirta, ont été parmi les combattants et les bâtisseurs d'une Andalousie prospère. Ils avaient pour noms les Abdallah el Qortobi, Abd-er-Rahmân el Qaïssari, Moussa Ibn Moussa El Fateh, Ibrahim Touilledj, Yassine Mohamed Oguid-Raoun, Mohamed Seghir Ibn Arba, Khalil Adounas, Mohamed El Bekri Boghniri, Braham Hamnedi ou encore Mohamed Chérif Abou Skander. Ils étaient nombreux et on ne pouvait, pour les commodités du récit, les nommer un à un ou leur donner trop d'autorité et de prestige par rapport aux autres héros, bien connus, de l'odyssée andalousienne. De toutes les façons, ils sont certainement là aujourd'hui, à travers leurs progénitures, celles qui ont reproduit une véritable société, raffinée, cultivée, à partir de ces 1 200 familles qui se sont installées à Cherchell, après leur exode? et d'autres qui vivent ailleurs, dans ces villes du littoral et de l'intérieur de notre vaste pays et qui sont en train de perpétuer les meilleures traditions qui ont, de tout temps, animé leurs ancêtres dans la prodigieuse Andalousie. En effet, il reste, parmi tant d'autres, le souvenir de siècles de développement et de progrès, à travers lesquels a brillé la grande civilisation de l'Islam. Il reste cette image grandiose d'un peuple qui a cru en ses potentialités, qui a combattu âprement et surtout honnêtement ses adversaires devant l'éternel, mais qui s'est fait leurrer et abuser par ses souverains-pontifes, pardon par ses souverains-califes, «commandeurs des croyants», dont la plupart, ne s'étaient pas inscrits dans le futur?, comme les grands de ce monde. Ceux-là étaient des souverains dévalorisant, ils étaient la mauvaise conscience de leurs dynasties et enlaidissaient leur image. N'ont-ils pas, dans leur tombe, le repentir de la décadence et de l'humiliation, à cause de ces royaumes perdus par leur faute ' Non, mais franchement, ne sommes-nous pas trop sévères avec nous-mêmes, objectons-nous ensemble, devant ce tableau par trop austère ' Ainsi, s'exprimait la voix se la conscience? - Je ne le pense pas, reprit Manil ! Car, malgré tout, je ne suis pas tellement pessimiste ; il reste quelque chose, ou beaucoup de choses, indépendamment de cette clé que garde jalousement, ou peut-être, indifféremment, ma famille. Oui, il reste cet autre souvenir quand nous évoquons ? dans un élan de réalisme ? ces palais et ces édifices, monuments de charme et de culture, que nous avons édifiés, par la sueur de nos enfants, et qui sont là-bas, loin de leurs concepteurs et de leurs bâtisseurs. Il nous reste le souvenir de ces richesses inestimables, de ce patrimoine matériel, qui fait fort heureusement ?uvre utile en matière d'industrie touristique dans le cadre du développement de ce pays ami, et qui plus est d'une telle nécessité pour la connaissance et la protection du savoir universel. Il nous reste également le «mouwachah» et le «zajal» qui, même s'ils sont quelquefois lamentablement exécutés, sans conviction et sans niveau, par de soi-disant chantres de «l'andalou», ils nous charment toujours et nous retrempent dans l'ambiance ô combien magnifique de ces longues soirées au bord du Guadalquivir. Il nous reste les poèmes d'Ibn Zeydoun à Wallada que le sourire «diffusait son éclat en douceur comme une radiation lumineuse». Il nous reste ces superbes «Qaçaïde» qui racontaient la passion de cet amour légendaire que renouvelait sans cesse l'obstacle qui rend l'être aimé encore plus cher. Il nous reste les poèmes, que dis-je, les chefs-d'?uvre d'Ibn Khafadja et d'Ibn Zamrak qui ont chanté la beauté et l'éclat de belles femmes, le faste des jardins et la luxuriante végétation de ce paradis terrestre qu'était l'Andalousie, en leur temps. Qu'est-ce qu'il nous reste encore ' - Les souvenirs, toujours les souvenirs?, j'y reviens ! Alors, pour les gens qui connaissent fort bien leur Histoire, il reste aussi et surtout, dans ce flot de rappels, un des plus tristes, qui se traduit par l'amertume et le regret ? avant j'employais des inflexions torrides : la déception et le chagrin ? de n'avoir pas été plus unis, plus concrets et plus sages dans tous nos comportements, avec nous-mêmes et avec les autres. De ce fait, nous pleurons les restes du campement de la «Bien-aimée»?, nous pleurons «El Atlal», comme «Imrouou el Qaïs» ou «Antar», ces légendaires poètes de la période antéislamique. Et là, nous reviennent tous les remords qui vont jusqu'à réveiller la panoplie de nos imperfections, scandaleusement inhibées, qui sommeillent au fond de nos entrailles. Oui, il nous reste ces remords quand nous avons tout perdu. Mais il reste, quand même, chez plusieurs des nôtres ? pour ne pas paraître trop pessimistes ?, l'illusion ou l'espoir, c'est selon, de retourner un jour en ces lieux qu'ils ont habités longtemps, très longtemps, et que leurs ancêtres ont gouvernés pendant huit siècles. Ne gardent-ils pas la clé de «chez eux», comme celle que gardent mes parents et qui est là?, bien visible ' Manil, en se posant cette question, voulait absolument que tous les anciens de «Biled El Andalus» aient en leur possession, en ce moment, cet objet qui les rapprocherait davantage de ce pays qu'ils ont tant aimé. Il se faisait une fixation sur cet élément de réconciliation avec l'Histoire. Pourront-elles ces clés servir encore?, un jour, en ouvrant ces portes que nous avions verrouillées, il y a des siècles, en cette triste et funeste journée du mois de janvier, afin de protéger nos biens et préserver nos rêves?, s'objecte-il ' Pourront-elles nous faire sourire, sous les blancs orangers, dans les patios de nos maisons, dans la Casbah d'«El Bèyèzine», l'Albaicin, où il faisait bon vivre ' La clé ou les clés sont là, comme preuves matérielles, car c'est ce qui nous reste de concret, de palpable, et qui vient de là-bas, de ce pays, pour être les témoins de notre lutte, de nos belles victoires sur nos ennemis, de notre édification de beaux chefs-d'?uvre. Elles sont aussi témoins, hélas, de nos divisions, de nos humeurs difficiles, de nos querelles, de nos malheureuses défaites. Elles sont là, et elles restent le symbole de toute une vie. Elles sont le seul lien entre nos familles, nos ancêtres et nos maisons qui ont été spoliées et habitées par d'autres, les vainqueurs de l'époque, des gens qui n'ont pas su respecter leurs promesses, après que nos souverains leur aient ouvert la porte de Grenade. Mais n'est-ce pas de notre faute, tout cela, encore une fois, rappelons-nous en ch?ur, comme dans un théâtre antique ' - Effectivement, c'est de notre faute ! Je vous le confirme, reprend Manil, avec conviction. Et c'est avec une très grande lucidité et beaucoup de nostalgie qu'Ibn Khaldoun, au XIVe siècle déjà, un siècle avant ce drame, mettait le doigt sur le mal: «lorsque le vent de la civilisation a cessé de souffler sur l'Andalousie et que le dépérissement des connaissances scientifiques a suivi celui des civilisations, les sciences disparaissent. On en trouve seulement quelques notions, chez de rares individus qui doivent se dérober à la surveillance des docteurs de la foi orthodoxe».
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