L'ancien président-directeur général mais toujours actionnaire majoritaire de la SSPA-MCO, Tayeb Mehiaoui apporte, dans ce témoignage à Liberté, un démenti catégorique à la version apportée par Youssef Djebbari à propos de l'éventuelle vente de sa part d'actions.
Rencontré jeudi soir à l'hôtel Sheraton d'Oran, en marge de la cérémonie organisée par le quotidien national, le Carrefour d'Algérie, à l'occasion de son dixième anniversaire, Tayeb Mehiaoui a, ainsi, été très clair dans ses propos. 'Effectivement, il était question que je lui vende mes actions. Lors de la soirée funéraire où l'on s'était rencontré, on m'a mis une pression monstre pour que j'accepte de lui céder mes parts d'actions, ainsi que celles de mon fils Djamel, dont le mariage est prévu pour le 23 du mois en cours. L'on s'était revu par la suite pour définir les contours de cette transaction purement commerciale. Mais comme il est animé d'une mauvaise foi, il ne s'est plus manifesté', dira, sur ce point précis, le sénateur de la ville aux deux lions. Et de renchérir : 'Pourtant, je pense avoir été correct en demandant la somme de trente millions de DA. Ces trois milliards sont justifiées dans la mesure où en plus des huit cents millions de centimes que j'ai investis au tout début sous la forme d'une partie du capital social du club, j'ai ensuite remis en liquide plus de deux milliards de centimes aux joueurs sous la forme de primes de signature et avances sur salaire ainsi que pour contribuer au bon fonctionnement des affaires courantes du club. Je pense, donc, avoir été honnête en réclamant seulement l'argent que j'avais investi. Mais comme je connais Djebbari très bien, je suis sûr et certain qu'il est incapable d'aller au bout de sa démarche. Pourtant cette transaction n'aurait pris, au grand maximum, qu'une heure de temps, le temps qu'il aurait fallu au notaire d'établir les documents nécessaires qu'il faudrait signer. Or, Djebbari est en train de mentir à l'opinion publique et sportive locale et nationale en inventant une version qui l'arrange et qui le présente comme victime alors que c'est tout le contraire de ce qui s'est réellement produit'. 'Cela ne m'étonne pas de sa personne', poursuivra Mehiaoui. Et d'argumenter : 'Il veut me tromper et m'avoir une deuxième fois après l'affaire d'il y a presque vingt ans lorsque je lui avais remis 900 millions, ce qui était une énorme somme à l'époque, pour sauver le club d'une relégation quasi certaine.
De ce montant considérable, il ne m'a remis que 200 millions. Il me doit, donc, 700 millions depuis fort longtemps. Comment voulez-vous qu'ensuite je lui fasse de nouveau confiance en acceptant de lui céder mes actions sans contrepartie financière, avec seulement des garanties orales ' Cela prouve bien qu'il n'a pas les moyens de ses ambitions comme il le prétendait à qui voulait bien l'entendre ou le croire. Il n'a même pas été capable de mettre sur la table trois milliards de centimes pour devenir actionnaire majoritaire de la SSPA-MCO, alors qu'il a clamé haut et fort que si le capital était ouvert, il investirait plus de quinze milliards ! Des mensonges, voilà tout !» conclut notre interlocuteur. Côté terrain, l'équipe première qui s'entraîne quotidiennement sous la coupe du duo Benabdallah-Benchiha a perdu, sur blessure, les attaquants Laghezal et Feddal, indisponibles pour au moins trois semaines, alors qu'en parallèle, la direction multiplie les contacts et les pourparlers avec des techniciens de renom sans pour autant parvenir à désigner un successeur à Hadj Mansour.
Rachid BELARBI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Liberté
Source : www.liberte-algerie.com