Cet Aïd El Adha 1433, est caractérisé par une flambée, sans pareille, des prix des moutons à en juger par ceux « affichés » au niveau des points de vente officiels que sont les marchés à bestiaux ainsi que ceux « officieux » que sont les tables et autres hangars et garages, qui foisonnent à travers la wilaya de Médéa comme dans toutes les régions du pays.
En effet, et pour y voir un peu plus clair, notre visite a débuté dans la matinée de jeudi dernier au niveau du marché à bestiaux de Kouala Settara à Médéa, où nous avons pu avoir une idée sur les différents prix de ces « chers moutons ». C'est ainsi que le moins cher, un tout petit agneau, ne pouvait être « emporté » à… moins de 28.000 dinars pour un poids total net, estime par le vendeur, variant entre 12 et 14 kilos. Alors que le plus cher, durant cette matinée de jeudi dernier, était « cédé à … plus de 80.000 Dinars pour un poids total net, selon toujours les vendeurs, variant entre 55 et 60 kilos. Ce qui reste bien évidemment à confirmer. Alors qu'un autre éleveur vendeur nous a juré par tous les dieux que ses deux béliers, qu'il proposait à la vente pour également…. 80.000 dinars chacun, dépassaient chacun les…. 80 kilos de viande nette ! Alors qu'un autre, tenant une dizaine de moutons, nous proposa un agneau « thni » à 60.000 dinars en nous rassurant sur le poids net : entre 40 et 42 kilos.
Poursuivant notre visite, cette fois-ci au niveau des étables et autres écuries à la périphérie de la ville de Médéa, nous avons retrouvé pratiquement les mêmes prix et quelques fois même plus ! Avec une particularité constatée dans une étable spécialisée dans «l'engraissement» des béliers «s'dass» à base d'aliments de bétail et non d'orge pur, où nous avons trouvé des prix variant entre… 100.000 et 130.000 dinars ! Des béliers, bien engraissés et à cornes bien enroulées, préparés soit pour les combats de quartiers soit pour les gens qui en sont adeptes et adorant « se pavaner » en tenant à la main ce « cher mouton sacrificiel » !
Notre visite prendra fin dans la matinée de vendredi dernier au niveau de plusieurs boucheries de la ville de Médéa ainsi qu'au niveau du marché de volaille de Aïn D'heb, un quartier situé à la sortie sud de la ville. Et les prix affichés tournaient autour de 1.500 dinars le kilo de viande bovine et entre 1.350 et 1.400 dinars pour l' ovine. Alors que le prix du kilo du poulet vidé a atteint les 400 Dinars.
Une question s'impose d'elle-même : est-il possible, dans ces conditions et dans la conjoncture financière inflationniste qui touche notre pays actuellement, pour chaque père de famille de s'offrir ce mouton et faire plaisir à ses enfants '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rabah Benaouda
Source : www.lequotidien-oran.com