Oran - A la une

MCS : Il faut apprendre à gagner à domicile : Belgheri : «Dans un monde aussi ingrat, il faut s'attendre à partir dans l'indifférence totale»



MCS : Il faut apprendre à gagner à domicile : Belgheri : «Dans un monde aussi ingrat, il faut s'attendre à partir dans l'indifférence totale»
«Le WAT a le groupe qu'il faut pour retrouver l'élite» «Charef et Bouali m'ont beaucoup aidé... et Kherris restera toujours mon frère»Après plusieurs semaines de silence, Rabie Belgheri, qui est surnommé le «Xavi» tlemcénien, vu son élégance sur le terrain et sa vision de jeu extraordinaire, a accepté d'ouvrir son c'ur aux amoureux du WAT à travers un entretien exclusif après sa récente retraite sportive. Lui qui a fièrement porté le maillot Bleu et Blanc durant douze longues années. Discret, humble mais aussi et surtout bien éduqué, on gardera toujours l'image d'un joueur qui a tant apporté au club phare des Zianides, en méritant amplement sa place dans le meilleur onze de l'histoire du WAT.
Après douze ans dans le haut niveau, est-ce facile de vivre sans le football après votre récente retraite sportive '
Sincèrement, c'est très difficile de se retrouver sans l'ambiance des entraînements et des regroupements des matchs. Certes, j'ai désormais nettement plus de temps libre pour le consacrer à ma famille, mais ce n'est nullement évident de passer à autre chose après tant d'années dans le monde du football.
Sincèrement, est-ce que c'était votre choix de prendre votre retraite cet été '
C'était ma décision de prendre ma retraite, car je n'avais plus la force physique de faire les efforts durant les séances d''entraînements, et surtout durant les rencontres. Je ne pouvais pas mentir aux gens mais aussi à moi-même, et c'est pour cela que j'ai pris cette décision. Même si sur le plan mental j'étais prêt à prolonger l'aventure.
Pourtant, on a appris que les deux clubs de Maghenia ont tout tenté pour vous convaincre de revenir sur votre décision, non '
Vous avez entièrement raison, car je suis natif de Maghenia, l'ASM et l'IRBM m'ont tant sollicité cet été, en me proposant un rôle de joueur, d'entraîneur ou manager général, mais j'ai décliné ce genre d'offres, car j'ai besoin de prendre un peu de recul avant de revenir forcément dans les années à venir.
Vous avez assisté au deux dernières sorties du WAT à domicile. Quel est votre avis sur le niveau actuel de l'équipe '
J'ai constaté l'excellent état d'esprit qui règne actuellement au sein du groupe, et cela est un facteur très important dans la réussite d'une équipe. Après ce début de saison, il faut toujours garder les pieds sur terre afin de remettre le WAT de nouveau dans la cours des grands.
Vu votre riche carrière, on imagine que vous avez forcément vécu des périodes difficiles mais aussi des moments inoubliables, non '
Je préfère retenir nettement plus les bons moments passés avec mes amis les joueurs et le public tlemcénien, qui m'a toujours soutenu. Je suis peut-être le joueur qui a le plus enduré au WAT, surtout après ma grave blessure, mais je suis totalement fier de ma carrière, mais aussi et surtout reconnaissant envers le club qui m'a tout donné en contrepartie.
Un certain temps la JSK mais surtout l'USMA, ont songé à vous recruter, avant de prendre la décision de rester toujours fidele au WAT. Ne regrettez-vous pas cette décision '
C'est un sentiment mitigé, car d'un côté, je me dis souvent que je n'ai pas eu la chance de découvrir un autre club et une autre ville, mais , l'histoire retiendra que je suis resté toujours fidèle au WAT durant ma carrière, malgré des offres très alléchantes, que ce soit sur le plan sportif ou financier.
Malgré votre immense talent, vous n'avez jamais eu l'honneur de porter les couleurs de l'EN. Peut-on dire que c'est votre grand regret dans votre carrière '
Ce n'est nullement une question de talent, mais plus de médiatisation. Cela fait presque dix ans que le WAT joue seulement le maintien, et cela n'arrange nullement les affaires des joueurs, à part les attaquants qui sont toujours mis au devant de la scène.
On pense aussi que votre timidité et gentillesse, vous ont joué un mauvais tour dans un monde de football assez controversé '
Vous avez peut-être raison, car je ne suis nullement du genre à prendre mon téléphone pour contacter un président ou laisser le soin à un manager négocier mon contrat, comme font la majorité des joueurs. Le plus important à mes yeux c'est de retourner après la fin de ma carrière à Tlemcen, en sentant l'amour des supporters que ce soit dans la rue ou dans le stade, ce qui prouve que j'ai laissé ma place propre au WAT.
Peut-on savoir quel est l'entraîneur et le joueur qui vous ont le plus marqué durant votre carrière '
Je serai toujours reconnaissant envers Boualem Charef et Fouad Bouali qui sont deux très grands entraîneurs, qui m'ont beaucoup aidé dans ma carrière de footballeur. Côté joueur, même si je garde d'excellentes relations avec mes anciens coéquipiers, je dois avouer que je considère Kherris comme un frère et non un ami, car il m'a toujours soutenu dans les pires moments de ma carrière.
A l'instar de nombreux enfants du WAT, êtes-vous vexé de quitter votre club de toujours par la petite porte et dans l'anonymat le plus total '
Cela ne me surprend pas, car c'est souvent le cas dans ce monde assez ingrat. Cela ne me choque nullement, car les gens sont souvent branchés avec ceux qui font l'actualité sur le terrain, en ignorant les autres, et c'est pour cela que je dois accepter de partir dans le silence. Malgré tout, je resterai toujours un fervent supporter du WAT, car les dirigeants partent mais le club restera gravé à jamais dans mon c'ur.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)