Oran - Revue de Presse

MC Saïda Le président Benhamza revient sur les incidents de Boussâada



Ce sont des dirigeants traumatisés, bouleversés par le calvaire subi àBoussâada, qui ont tenu à alerter l'opinion sportive sur les douloureuxévénements subis jeudi dernier face à l'ABS. Le président Benhamza, sous lechoc, cherchait difficilement ses mots pour apporter les éclaircissements, ausiège de la SARL-AVIPROC devant un parterre de correspondants locaux. «Bien queconscients de l'enjeu et afin de ne pas perturber l'équipe, nous avons préférépasser la nuit à Djelfa, au lieu de M'sila et ce, pour éviter de connaître lesmêmes déboires que l'USM Annaba, car l'ABS, récidiviste, n'en est pas à sapremière, mais toutes nos précautions furent vaines. Des fans chauffés à blancattendaient à chaque coin de rue notre bus pour le bombarder à l'aide deprojectiles divers causant des dégâts énormes et surtout une panique généraleoù le sauve-qui-peut fut la solution idoine et ce, en dépit de la présence d'unfourgon de police où seuls deux agents tentaient de dégager le chemin à notredélégation. Bien qu'encadrés par un semblant d'escorte, nous sommes arrivéstant bien que mal au stade, où plutôt à l'arène située en plein centre-ville oùle matraquage en règle débuta dès l'entrée dans les vestiaires», raconte leprésident. «Et pourtant l'enceinte devait abriter un match à huis-clos. Il n'enfut rien. Le terrain fut envahi par des hordes en furie et le directeur du jeueut du mal à dégager la main courante, sans cesse réoccupée. Les supporterslocaux squattaient l'enceinte, assis sur le mur de clôture, prêts à bondir. Ledispositif sécuritaire était défaillant», déplora-t-il. «La rencontre débuta etc'est à la 42' que le calvaire commençait dans toute son horreur. Une véritableintifadha bouleversa l'équipe, le terrain ressemblait à un champ de batailleaprès le but inscrit par le MCS. Durant plus de cinq minutes, les joueurs etdirigeants, ainsi que le trio arbitral ne cherchaient qu'à se protéger et lecoup de sifflet de la première mi-temps n'apporta point de répit. Confinés aumilieu du terrain, sous une chape de plomb et sans eau, les joueurs et arbitresne purent même pas se soulager. L'arrêt, à défaut de pause, a dépassé les 20minutes, la reprise était forcée pour sauver des vies humaines de la furielocale. Le second but sonna le glas d'une corrida ensanglantée. Six joueursfurent blessés et aucun n'a pu être évacué, faute d'issue. Même les secouristesn'osaient risquer l'aventure. C'est dans le brouhaha et la confusion totalequ'un ballon toucha les filets à deux reprises marquant l'égalisation d'unejoute unilatérale où le referee ne put que rédiger dans son rapportenvahissement de terrain à huis-clos, jets de projectiles et comportementindigne d'une galerie supposée être absente», devait-il insister. Une violationlatente des articles 102 et 112 des règlements généraux pose un cas dejurisprudence aux instances footballistiques, sinon comment sanctionner un clubsous le coup de telles violations, et notamment l'envahissement d'un terrainsous le huis-clos par une équipe récidiviste en mal de sportivité. «Mais grâceà Dieu, et malgré les six (06) certificats médicaux allant de 7 à 15 joursd'incapacité, nous avons pu ramener à bon port nos jeunes dont les parentss'inquiétaient au point de nous harceler. La délégation du MCS dépêchée à laLNF tentera de convaincre les responsables sur l'inconscience et le danger quiguettent nos stades et nos jeunes», conclut-il».
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