Le MCO traîne la patte en ce début de saison et il faut l'avouer, ils'agit là d'une déception inattendue. Pourtant, le président Youcef Djebbari etl'ex-entraîneur Gomez ont bel et bien déclaré, durant l'inter-saison, que leurclub jouera pour les trois premières places. Or, ce qui se passe aujourd'hui auMouloudia, depuis quelque temps, est un peu inquiétant. Ce n'est pas, en toutcas, l'avis du président du Mouloudia d'Oran. «Toutes les équipes passent parune période de transition. Au MCO, les résultats ne suivent pas, du moment quenous sommes encore à la recherche des automatismes en ce début de saison. Il ya de nouveaux joueurs et une nouvelle méthode de travail. Nous avons une jeuneéquipe qui a besoin de temps pour s'affirmer. Comment voulez-vous faire desrésultats avec des joueurs constamment sous pression et insultés par des pseudosupporters qui, j'en suis certain, sont manipulés par des gens qui nesouhaitent pas que le Mouloudia avance», nous a-t-il déclaré. Mais, ceci nenous empêche pas de dire que le MCO traverse une mauvaise passe qui pourraitlui coûter très cher dans la mesure où il se trouve dans une place peu enviableet indigne de son standing. Les «Rouge et Blanc» n'arrivent toujours pas à voirle bout du tunnel et cette crise relative aux résultats risque de déboucher surl'irréparable. De nombreux observateurs estiment que le MCO a recruté sanstenir compte de sa propre «philosophie» et sans aucun critère decomplémentarité. A titre d'exemple, l'assurance défensive constituée par Mezairet Binya n'a pas été vraiment remplacée. Certains nouveaux éléments, n'ayantjamais évolué dans un club de la trempe du MCO et de sa ferveur populaire, ontdu mal à s'adapter pour confirmer leur statut de nouvelles recrues. Ons'accorde à dire que Moumen aurait dû mériter plus d'égards vu sa grandeinfluence, avec le jeune Chérif El-Ouzani, dans la récupération de la balle quireste fondamentale dans le football moderne, alors que le renfort des deuxAfricains, le Nigérien Samuel Godwin et le Tchadien Ndouasel Essechiel, fut toutsimplement un ratage. Là aussi, Djebbari voit les choses autrement et affirme.«On a exaucé le voeu du public qui a voulu le maintien des Berradja, Bouazza etla venue des Hanister, Chaib et Boudjakdji». Le président du Mouloudia évite decéder au découragement quand il déclare: «je maintiens toujours que nousjouerons pour une place qualificative à une compétition internationale et celaa été évoqué avec le nouveau coach Medjadj». C'est une hypothèse à prendre enconsidération sauf qu'il faut se donner les moyens de sa politique. Car, lesmauvais résultats commencent à démoraliser des joueurs, déjà envahis par ledoute. Haddou Moulay, touché dans son amour-propre, a juré de ne plus revenir.Hanister, faute de ballons exploitables, se cherche encore et commence à perdreconfiance en ses qualités de buteur. Dans l'animation du jeu, mis à part BouazzaFeham, on ne voit pas qui pourrait diriger la manoeuvre. Il y a lieu égalementde souligner que le désormais ex-entraîneur Gomez a mal géré le groupe, d'oùcette instabilité de l'ossature qui constitue la force d'une équipe. MedjadjNajib, lui, a hérité d'une situation dont il n'est pas responsable, mais iltente d'y remédier avec les moyens du bord. Par ailleurs, nous avons appris que l'AG Ordinaire est prévue entre lafin du mois d'octobre et la mi-novembre et que le dernier délai des cotisationsest fixé à samedi prochain.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Zeggai
Source : www.lequotidien-oran.com